Quand les polars viennent de Scandinavie.

9782226241412mAprès le succès du Suèdois Stieg Larsson qui nous avait fait frémir avec sa série Millenium, voici un nouvel auteur du grand nord, un Danois: Jussi Adler-Olsen, qui sort le troisième volet de sa série mettant en scène un commissaire débonnaire qui n’est pas sans rappeler notre Jean-Baptiste Adamsberg national (cf les romans de Fred Vargas)

Dans Miséricorde, Carl Morck et son acolyte Syrien Hafez el Assad enquêtent sur la mystérieuse disparition de Merete Lyyngaard, une politicienne en vue. Très vite, le lecteur s’attache à ce duo improbable – 2 hommes que tout oppose : l’un est un flic en déclin qui semble ne penser qu’à sa sieste, l’autre un émigré au passé mystérieux qui fait preuve d’un bon sens à toute épreuve -. L’intrigue est bien menée ; les rebondissements se multiplient et le lecteur n’a qu’à se laisser porter par le flot des événements, observant avec plaisir les deux compères décortiquer et analyser les faits.
Le roman se dévore !

Dans Profanation, Adler-Olsen passe à la vitesse supérieure. Ames sensibles s’abstenir !
Morck et Assad s’intéressent cette fois-ci à la grande bourgeoisie danoise. Une bande d’adolescents privilégiés, adorateurs d’Orange mécanique, trouve dans la violence un exutoire à un certain mal-être. Adultes, ils ne changent pas ; au contraire, l’argent, l’influence, le pouvoir décuplent leurs instincts meurtriers et, l’impunité, dont ils jouissent, les enivre.
Viols, meurtres, violence sont les principaux ingrédients de cet opus. Et malgré quelques redondances –j’avoue avoir été lassée par certaines descriptions récurrentes-, le scenario intensément déjanté nous tient en haleine.

Quant au troisième volet, Délivrance, il fera l’objet d’un prochain billet… Je n’ai pas encore eu le loisir de le lire. En même temps, une petite pause douceur s’imposait !

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