Un grand moment de cinéma sous la bienveillance de Molière.

Alceste-a-Bicyclette_portrait_w193h257Peut-être est-ce parce que l’hiver dure toujours trop longtemps à mon goût et que la froideur de cette saison semble tout assécher, que j’ai envie de beau, de vrai, de sincère.
C’est donc dans la douce chaleur d’une salle de cinéma que je me suis offert un moment ô combien régénérant.
«Alceste à bicyclette».
 Il incombait à Luchini et à Wilson une lourde tâche : me sortir de cette torpeur hivernale.
Foin de théâtralité, d’un certain nombrilisme bourgeois ! Qu’ils se débrouillent, je voulais m’évader, m’émerveiller, aimer.

Synopsis :

Au sommet de sa carrière d’acteur, Serge Tanneur, las et fatigué d’un métier où tout le monde trahit tout le monde, s’est retiré. Il vit en ermite dans une maison délabrée sur l’Île de Ré. Trois ans plus tard, Gauthier Valence, un acteur de télévision au sommet de sa gloire, abonné aux rôles de héros au grand coeur, débarque sur l’île. Il vient retrouver Serge pour lui proposer de jouer «Le Misanthrope» de Molière. Serge n’est-il pas devenu une pure incarnation du personnage d’Alceste ?…
Le scénario de ce film offre aux deux acteurs –dont on connaît l’amour pour la langue française- des dialogues brillants dont ils se régalent, parfois jusqu’à l’ivresse. Les mots crépitent comme des feux d’artifice, leur jubilation est contagieuse. En toile de fond, une douce réflexion sur le métier d’acteur, l’amour et l’hypocrisie des hommes.

Une comédie fine et élégante, pleine d’esprit et de bons mots. Tout ce dont j’avais besoin !

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