C’est Annabelle qui le dit et ça fait du bien !

A l’heure de la « rentrée », il est plus qu’utile de cerner le phénomène de la compensation. Compenser, c’est remplir, à l’instar des talons compensés, qui sont remplis et permettent d’être juchée en hauteur, mais sans l’inconfort ni le péril.

Pourquoi est-ce que la majeure partie de nos habitudes sont des façons de compenser ?

Parce que nous pensons, à notre insu, toute la journée, à tout ce qui nous manque. Pas assez de repos, de calme, d’aliments goûteux et sains, d’air pur à respirer, de soleil, d’argent, d’amour, de réussite, de tendresse, de reconnaissance, de douceur, de joie, d’aisance,  etc.

Alors, comme des machines, nous cherchons une stratégie pour compenser nos manques. Ce n’est pas un fonctionnement conscient, il est automatique.

Allumer une cigarette pour se sentir à l’aise avec les autres ou pour trouver le calme et se concentrer. Boire un deuxième café pour trouver de l’énergie et améliorer ses capacités de mémorisation et de travail. Boire un verre d’alcool pour se détendre ou se sentir joyeux au contact des autres. Manger des sucreries ou des plats trop riches pour se sentir comblé et non plus si seul et abandonné. Acheter une énième paire de bottes pour soulager l’ inquiétude de déplaire, de ne pas trouver sa place. Paraître parfait, répondre toujours présent, « sauver » les autres, pour ne pas ressentir cette angoisse de vide et d’impuissance. Parler beaucoup et à de nombreuses personnes pour gommer, maquiller les zones d’ombres intérieures qui sont les nôtres. Rire et faire rire à tout prix, animer, mettre une bonne ambiance pour s’assurer d’être apprécié et accepté, etc.

La liste est infinie.

Et nous sommes tous tentés de compenser à tout moment.

Pourquoi ?

Parce que notre mental, siège de nos pensées (qui créent nos émotions) évalue toute la journée le« verre à moitié vide », et ce, depuis toujours, comme nos parents et ceux qui nous ont instruits l’ont fait avant nous. Un vrai scanner de tout ce qui n’est « pas assez », du lever jusqu’au coucher. Pas assez intelligent, mince, drôle, généreux, fort, compréhensif, séduisant, intéressant…

Résultat ? Une sensation de honte, de dévalorisation, d’incapacité, de culpabilité qui nous est tellement insupportable que nous l’évitons, la nions et préférons la travestir en « plein », c’est à dire en action: et la compensation joue ici son rôle d’aspirine.

Pourquoi me semble-t-il important d’en parler ?

Parce qu’avant de consommer tel ou tel produit, ou agir de telle ou telle façon, ou répondre, avant de choisir n’importe quel comportement, nous pourrions, pour retrouver notre liberté d’être (et donc notre joie de vivre), identifier quels manques nous tentons de nous cacher et de cacher à autrui. Il ne s’agirait pas seulement d’être honnête avec soi-même (et les autres), dans un but moral, mais bien de se libérer de nos automatismesqui nous retiennent prisonniers, dans l’ombre de la caverne.

Reconnaître nos manques, les accepter, et surtout passer du négatif « il me manque / je n’en ai pas assez » au positif « j’en ai déjà tellement dans ma vie ! merci ! j’en veux encore ! » va nous permettre d’être plus conscients, plus libres et d’attirer à nous tout ce dont nous rêvons. On appelle cela la Loi de l’attraction = j’attire à moi dans ma vie tout ce qui ressemble à ce que je pense. Quand je pense à ce qui me manque en permanence, je vis la précarité, la solitude, l’échec, l’insatisfaction. Quand je pense constamment à tout ce que j’ai la chance de vivre déjà et que j’en éprouve de la gratitude, je vis dans l’abondance dans tous les domaines de ma vie.

 

Annabelle Perceval
Coach-thérapeute & Formatrice
06 67 36 19 37  
Share Button

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *