« Les histoires d’amour finissent mal, en général »

Diplômée de L’institut d’Études Politiques de Paris, Marie Sellier a exercé le métier de journaliste pendant de nombreuses années avant de se lancer dans l’écriture d’ouvrages pour la jeunesse. Passionnée par l’art sous toutes ses formes, l’auteur aime emmener ses lecteurs à la rencontre des peintres, des sculpteurs et des artistes.

On lui doit notamment Le fils de Picasso (2012) et Mes 10 premiers tableaux et 1 ballon rouge (2013).

Dans son dernier roman, publié encore et toujours chez Nathan,

9782092548134FS

Marie Sellier évoque avec brio un moment clé -et ô combien- dans la vie de Camille Claudel : l’année 1913, où, peu après la mort de son père, sa famille décide de l’interner à l’asile de Ville-Evrard. Elle y restera enfermée sa vie restant, c’est-à-dire 30 ans. « Une mise au tombeau avant l’heure » comme l’écrit l’auteur dans ses notes.

L’écriture sereine et sobre de ce récit qui donne tour à tour la parole à Camille, à Rodin, et aux membres d’une famille créée de toutes pièces, expose ces quelques jours qui conduisirent à ce drame familial.

L’accent est mis sur la paranoïa de Camille, la folie qui l’étreint et la consume à petit feu. Sont également évoquées ses idées avant-gardistes, notamment au sujet de la femme et de son statut dans l’univers artistique alors réservé aux hommes.

Une lecture captivante qui nécessite toutefois une vraie maturité pour apprécier pleinement la psychologie des uns et des autres : l’appétence de Rodin pour les femmes, le côté très conservateur des Claudel…

Une mention particulière pour le style de l’auteur : chaque chapitre se clôt sur un mot ou une idée repris au début du suivant, donnant au lecteur l’impression – fort agréable- de rebondir.

 

 

 

 

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