Promenade par temps de guerre

promenade

Octobre 1918. Un bourdonnement bizarre enveloppe le village, comme si un essaim de monstrueux insectes voltigeait. Victor, 14 ans, connaît ce bruit : des bombardiers allemands. Soudain, mille éclairs éclatent, explosent, illuminent la nuit noire. Victor voit la lourde porte de l’hospice, dans lequel il a été placé depuis le départ de son père à la guerre, s’effondrer. Il voit tomber ses camarades. Dans cet indicible chaos, l’adolescent court machinalement devant lui. Où aller ?… Pourquoi ne pas partir à la recherche de son père dont il n’a plus de nouvelles depuis mai 1917. Car il le sent, Victor, que son père est en vie… Il ne peut en être autrement…

L’écriture sobre et sereine d’Anne-Marie Pol retranscrit à merveille comment l’optimisme naturel des enfants peut supplanter l’oppressante atmosphère régnant en ces temps troublés. Victor, débrouillard et vindicatif, est attachant ; c’est sans peine que nous le suivons dans sa quête pleine de rebondissements, dans ses heureuses rencontres et ses pertes douloureuses. Dans ce récit, tout est parfaitement dosé : un peu de mélancolie, du chagrin, de l’humour… Tout est suggéré avec pudeur.

Une  histoire poignante qui offre un dénouement ouvert à toutes les hypothèses, avec des personnages métamorphosés par la vie, réconciliés ou non avec eux-mêmes.

Une lecture forte

247 pages

Livre de poche jeunesse

Quelques lignes : « Le tocsin, ça veut dire la guerre. » Et il se tait. Victor regarde son père avec de grands yeux. Il ne comprend pas. Et le tocsin sonne toujours, comme s’il ne devait jamais s’arrêter. La guerre est comme ça : elle surgit brusquement dans la vie des gens, sur un coup de cloche. Et peut-être qu’elle change tout. Pour toujours ?

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