Un livre bien décevant dont les fillettes peuvent se passer !

Je m’étais promis de ne parler, sur mon blog, que de mes coups de cœur. Mais mon désappointement -à la hauteur de mes attentes- est tel que pour une fois n’est pas coutume : je dis non !

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Non à ce roman que je me réjouissais pourtant de lire : titre historique accrocheur, couverture sympathique, auteur à succès…

Dès le début, on comprend bien -politique oblige- que le mariage de raison de Marie-Adélaïde avec Louis de France ne la comble pas et qu’elle aspire à d’autres aventures-soit-.

A la page 36, c’est de sa « chaise percée » que l’auteur choisit de faire parler l’héroïne. Je n’ai pu m’empêcher de traduire avec des mots actuels « lança-t-elle alors qu’elle était assise sur ses WC. » Déjà, ça en jette moins. De m’interroger donc sur ce choix d’Annie Pietri : qu’apporte ce détail si peu croustillant ?????

P42, sidération ! Je vous mets dans le contexte :  son mari, parti à la guerre depuis 2 mois, n’ayant de nouvelles de sa tendre aimée, confie son désarroi à madame de Montgon. Cette dernière demande à Marie-Adélaïde d’accéder à la requête de Louis. Agacée -alors qu’elle n’attend qu’une chose : rejoindre son amant- Marie-Adélaïde pique le doigt de sa servante, offre à madame de Montgon d’écrire à sa place avec ce sang ET précise « si mes lunes m’étaient apparues ces jours-ci, c’est la source très intime à laquelle j’aurais prélevé cette encre. » Traduction avec nos mots, mes mots : « Si j’avais mes ragnagnas, j’écrirais à l’encre de mes règles. » Waouh !

J’ai ensuite survolé le reste du roman, au cas où je passerai à côté de quelque chose… Et pour résumer, ce texte -au demeurant bien écrit, qui donne véritablement à voir la vie à la Cour- choisit  de stigmatiser l’incurie d’une jeune femme et ses intrigues galantes avec Nangis, Maulévrier ou encore Polignac. Ca ne m’a pas fait rêver et je doute que cela fasse rêver les jeunes filles auxquelles est destiné le recueil. Il y avait bien certainement d’autres choses à écrire sur cette femme que l’on se proposait de présenter à des jeunes.

Un livre peu constructif !

 

 

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