A lire, mais pas trop jeune -enfin, c’est juste mon avis !

Voici le dernier roman d’Annie Jay, premier tome d’une série annoncée.

9782747047449FS

1780 – A seize ans, l’intrépide Roselys d’Angemont monte à cheval et manie l’épée à merveille. Cependant, ses parents décident qu’il est temps pour elle d’avoir une vraie vie de demoiselle. Finis les vêtements d’homme, les leçons d’escrime et les escapades ! Roselys, à contrecœur, part vivre à Paris chez sa tante. Elle y fait la connaissance de sa cousine Aimée. Bientôt, toutes deux sont présentées à Marie-Antoinette, au château de Trianon.
La reine s’y retire, loin de l’étiquette de la cour, pour y goûter les beautés et le calme de ses jardins. En ce mois de juillet 1780, elle décide de jouer au théâtre avec ses amis intimes… Peut-être donnera-t-elle un rôle à Roselys ?

 

Tout d’abord, bravo à Ana Mirallès pour cette splendide couverture ! Nul besoin est de rappeler que l’objet-livre participe grandement au plaisir de la lecture.

Ensuite, bravo à Annie Jay qui, une fois encore, réussit la gageure -grâce à ce roman palpitant, à l’écriture fluide et acérée, émaillé de délicieux portraits de Cour- de littéralement transporter le lecteur au Trianon, aux côtés de Marie-Antoinette.

La jeune héroïne, débrouillarde et sympathique, en nous faisant partager sa vie quotidienne, nous offre une véritable plongée dans l’univers bouillonnant de Versailles au temps de Louis XVI. Dans un luxe de détails et d’anecdotes, l’auteur sait à la perfection reconstituer l’atmosphère de l’époque : tandis que la Reine s’amuse, la colère monte chez le peuple. Dans son récit, Annie Jay mêle habilement personnages historiques et personnages de fiction pour le plus grand plaisir du lecteur.

La palpitante intrigue que Roselys doit déjouer est parfaitement intégrée au contexte historique, mêlant quelques clichés à des scènes très vivantes.

 

Mon bémol : la vie à la cour, ses intrigues, les confréries, le magnétisme sont autant de sujets intéressants, mais nécessitant un certain jugement de la part du lecteur.

Une phrase, parmi d’autres, extraite du roman résume bien cette vérité historique qu’Annie Jay a le souci de rendre :

« A Paris, l’adultère et le libertinage semblaient monnaie courante et ne choquaient pas grand monde, hormis les campagnarde comme elle. »

 

308 pages

Editions Bayard

 

 

 

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