Un livre qui fait du bien, c’est Marie qui le dit

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Voilà un livre qui fait du bien ! En nous narrant son histoire, Vuong Duy Binh -optimiste à tous crins- nous donne une belle leçon. « Je me lève tous les matins en me disant que je suis un homme heureux »
Vuong Duy Binh naît au Vietnam en 1968 d’un père et d’une mère d’origine chinoise. Et ce livre est son histoire, celle d’un bébé d’abord qui va vivre entre sa mère et son grand-père dans un quartier de Saigon, son père étant parti se cacher dans la jungle parmi les maquisards du Viêt-cong. Celle d’un jeune enfant ensuite qui va continuer de grandir entre les passages dans la jungle pour rejoindre son père et sa vie à Saigon jusqu’à la démission de Nguyen Van Thieu, le président du Sud. Son histoire devient alors celle de nombreux autres Vietnamiens qui vont vivre la désillusion du régime communiste fait de brimades, de dénonciations, d’exécutions sommaires, de tortures, de déportations… La famille de Vuong décide de le faire fuir avec un de ses cousins ; ses parents et sa sœur promettent de le rejoindre très vite.
Cet enfant de 10 ans va être boat-people, attaqué par les pirates, connaître les camps de réfugiés.  Il sera finalement secouru : la France sera sa terre d’accueil. Il va y grandir, y faire ses études et y trouver un emploi pour devenir aujourd’hui Directeur Marketing d’un grand groupe pharmaceutique. En France, il n’aura qu’un but faire venir ses parents, sa sœur et son frère auprès de lui à Paris. Cela sera sa plus belle réussite et sera chose faite en 1990. Il aura mis dix ans à réaliser son rêve.
Ce livre est particulièrement touchant par sa simplicité d’écriture et l’incroyable sagesse de son auteur : « dans la vie, j’ai toujours eu beaucoup de chance » , « je ne me plains pas puisque la vie m’a finalement gâté ».
J’ai bien sûr été particulièrement touchée par le lien entre cet enfant et sa mère car sa plus grande souffrance aura été d’être séparé d’elle pendant de si longues années. Son autre grande blessure n’aura-t-elle pas été l’indifférence de son père à son égard ; une indifférence qui sera en partie la cause de la séparation de Vuong et de sa mère. Un père qui aura tant fait souffrir sa mère et que malgré tout il accueillera en France…
Editions First
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