Le mot de la coach / Le travail, ça sert à quoi ? Et si on en parlait avec nos bambins…

Faire la paix avec l’argent

On peut dire qu’en général notre relation à l’argent est plutôt contractée qu’expansive. Fatalité ou possibilité de choisir quelque chose de différent qui marche pour nous ?

En tant qu’enfant, nous avons peut-être entendu ou vu nos parents avoir des problèmes d’argent, des débuts difficiles; ce n’était pas facile tous les jours, certains  « tiraient le diable par la queue ». D’autres parmi nous ont même entendu les anecdotes héroïques (plutôt de l’ordre du martyre) de leurs aïeux qui ont dû tout quitter, tout recommencer de zéro, accepter les humiliations, faire des sacrifices, quitter leur terre natale. Les coups durs, la honte, l’humiliation, la séparation, le dur labeur, la tristesse, la colère ravalée.

Tout ceci, tel un fardeau silencieux et invisible,  nous le portons avec une solennelle loyauté. Et cet héritage se manifeste dans notre réalité, c’est-à-dire qu’il est tellement ancré en nous, qu’il nous semble à nous et qu’il agit comme un système de croyances très puissant qui produit au quotidien des pensées, des émotions et des comportements.

Combien d’entre nous sont à l’aise avec l’argent ? Ou sommes-nous plutôt en réaction face à l’argent ? Inquiétude, amertume ou tristesse. En gagner, en avoir, ne pas en avoir assez, en perdre, en garder, avoir l’air d’en avoir ou de ne pas en avoir, et les qualités personnelles que nous concluons de cela, pour nous et pour les autres.

Car si pour certains, avoir de l’argent est valorisant, pour d’autres, c’est le manque d’argent qui prouve leur grandeur d’âme. Conclusion fréquente: si on a des valeurs de coeur, on ne peut pas vivre dans l’abondance, et a contrario, si on vit dans l’aisance, c’est qu’on a dû écraser quelqu’un au passage, être dans le pouvoir et le mensonge.

Est-ce que tout cela fonctionne vraiment pour nous ? Est-ce que ces conclusions rendent notre vie plus légère ou au contraire plus lourde, plus contractée ?

Je ne sais pas vous, mais j’ai eu envie de faire la paix avec l’argent, et cela signifiait subtilement faire la paix avec moi-même, ce qui peut paraître étrange, n’est-ce pas ? Oui, car l’argent est simplement de l’énergie, comme tout le reste, comme chaque cellule de notre corps, comme nos pensées et nos émotions, comme l’ordinateur que j’utilise pour écrire maintenant. Et voir que je refusais cette énergie (pour des raisons très « valables » se référant à mon passé), que je créais de l’auto-sabotage (des situations où je ratais à chaque fois la possibilité de gagner de l’argent), m’a ouvert les yeux sur cette incapacité à recevoir Qui je suis, à m’accepter et m’aimer pour Qui je suis.

Faire la paix avec moi-même, c’est à dire accepter tout ce que je suis, le bon, le moins bon et même le pas très beau, me permet de m’ouvrir à recevoir des autres, de la vie, des situations, sans filtrer quoi que ce soit avec mes barrières de protection (électriques + « attention chien méchant »), et donc à créer des situations, faire des choix qui me permettent de recevoir les contacts, les idées, les projets, les relations et l’argent que je souhaite avoir pour vivre une vie pleine de joie, de fluidité et de créativité !

Alors, que voulez-vous créer dans votre vie qui semble ne pas être possible ou être bloqué pour des raisons très raisonnables ? Et si ces limitations, accompagnées des émotions qui vont avec, n’étaient pas les vôtres mais celles que vous portez depuis toujours et que vous rejouez avec les costumes de votre époque ?

Et si vous pouviez les déposer et créer la vie que vous voulez vraiment pour vous, celle dont vous rêviez quand vous étiez enfant (avant qu’on vous dise que la vie n’est pas un rêve et qu’il faut travailler dur) ?

Que faudrait-il pour que vous vous éveilliez à Qui vous êtes vraiment, sans toutes ces limitations pesantes ?

Attrapez toutes les intuitions qui vous viennent suite à la lecture de cet article (cela peut être d’ici quelques jours), sans les juger, et voyez si c’est léger pour vous: si c’est le cas, foncez et créez:-)

 

Annabelle Perceval annabelle.perceval@gmail.com

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Nombreux sont les enfants qui ont du mal à comprendre pourquoi papa ou/et maman les laisse(nt) pour partir travailler. La lecture de ce recueil, édité par Fleurus aidera sans doute à verbaliser.

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Domito est un petit canard très câlin. Il aime les bisous, les caresses et les mots doux de son papa et de sa maman. Mais il ne supporte pas de les voir partir au travail. « Le travail est un voleur, il me prend tous ceux que j’aime. »

Beaucoup de douceur et de pédagogie se dégagent de ce petit album. Le récit décrit une étape spécifique du développement du tout-petit : comprendre le pourquoi des séparations qui sont souvent difficiles. L’histoire de Domito donne la possibilité de mettre des mots sur ces petites souffrances et d’évoquer de nombreuses notions associées telles que l’autonomie, l’amitié ou le partage. Le dialogue avec les adultes est apaisant et peu à peu la paix des coeurs s’installe : la situation s’éclaircit, Domito découvre l’utilité d’aller travailler.

Avec ses pages plastifiées, ses dessins colorés et tout ronds, son vocabulaire simple mais si juste, ce livre est bien adapté aux tout-petits et sert de tremplin à la discussion.

Une très bonne collection, riche de nombreux autres opus :

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