Quelques TRES bonnes raisons de suivre le mois Molière

Depuis que nous sommes à Versailles -c’est-à-dire 3 ans-, le mois de juin est une formidable parenthèse dans notre traintrain quotidien. Durant ce mois, de 8 à 45 ans, nous pensons, nous respirons, nous rêvons théâtre -oui, les concerts, avec notre Blanche qui a du mal à ne pas marquer la cadence par des bâillements ou autres battements de pied, c’est tout juste pas possible !

Pourquoi aller au théâtre ? Pourquoi initier très tôt vos enfants ?

De tout temps, le théâtre a joué un rôle majeur. C’est un formidable moyen d’expression et de divertissement ; un art complexe et utile à la vie.

Le théâtre nous divertit, nous fait réfléchir et voyager.

Il nous divertit :

  • par une esthétique propre au genre (décors, costumes, accessoires)
  • par son humour (comique de geste, farce, vaudeville, mime…)
  • par sa capacité à nous émouvoir

Il nous fait aussi réfléchir :

  • par une mise en scène en abîme avec la vie quotidienne, par la possible identification à travers les personnages (théâtre miroir).
  • par le second sens qu’il offre (réflexions sur la société, analyse de comportements, fables…)
  • par l’idéologie qu’il peut véhiculer (engagement des auteurs, prises de position politique, dénonciations…). Le théâtre, c’est un instant, chaque représentation étant différente.

 

Mais, me direz-vous, pour un spectacle du mois Molière, il faut faire des heures de queue, c’est long, lassant.

Eh oui, mais un spectacle de qualité se mérite !

Profitez donc de cette heure et demie d’attente, pour discuter enfin avec vos enfants-votre mari, avec les autres –on fait de très belles rencontres, souvent sans lendemain et alors…- ; jouez ; offrez aux vôtres un pique-nique malin, faites-en une fête –pour ma part, j’invite des amis à dîner ou à goûter ; révisez les devoirs du lendemain… Faites appel à votre créativité pour faire de ce moment un évènement.

 

Notre premier spectacle : Les Fourberies de Scapin, réécriture d’une comédie romaine antique, le Phormion de Térence,  qui empruntent aussi largement à l’esthétique de la commedia dell’arte, pour laquelle Molière a beaucoup d’admiration (le valet fourbe Scapin reprend ainsi les caractéristiques du Scappino italien), qu’à la farce populaire du début du XVIIe siècle (la scène du sac est une version enrichie d’un numéro de Tabarin).

En presque deux heures, tout est joué. De manière ardente, alerte, dans un face-à-face permanent avec le public. Avec, en creux de chaque réplique, de chaque situation, un désir de partage avec les spectateurs. Hauts cris, œillades, cascades d’exaltations et de doléances. La mise en scène de Colette Roumanoff est soignée dans les moindres détails, les textes sont fluides et très bien rendus par les comédiens ; des comédiens qui s’amusent et nous aussi. L’espace d’une pièce nous voici projetés dans l’univers de Molière. Sont dessinés à grands coups de pinceaux la cruauté des uns, la candeur des autres, la bouffonnerie et l’irrévérence qui viendront contrarier l’ordre établi des conventions sociales. Tout cela se pare des couleurs les plus vives et d’une bonne humeur communicative. On a ADÔÔÔRE !

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Pour voir la bande annonce de ce spectacle : www.dailymotion.com/video/xnw0pl_les-fourberies-de-scapin-de-moliere-par-la-compagnie-colette-roumanoff_fun

Pour tout savoir sur le mois Molière, c’est ici : www.moismoliere.com

 

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