Un régal visuel pour les amoureux de la mer ….. et tous les autres

Je vous parlais il y a peu, avec Un chat bonheur, de la joie que j’avais éprouvée en tournant les pages du livre, captivée par la beauté des illustrations qui en rendait le texte accessoire. Dans un style très différent, j’ai retrouvé la même fascination avec Moby Dick, nouvelle adaptation pour les jeunes lecteurs de ce récit mythique proposée par les éditions Milan.
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Attiré par la mer et le large, Ishmaël embarque sur le Péquod, un baleinier qui va remonter les mers du Nord pendant trois ans. Le capitaine, Achab, a une jambe de bois et une revanche à prendre : Moby Dick, la monstrueuse baleine blanche, véritable île sur la mer, l’a estropié. Il veut sa peau quoi qu’il en coûte.
Depuis, il la pourchasse avec une folle obstination. Un terrible face-à-face entre le Bien et le Mal, entre les forces de la Nature et l’Homme, attend l’équipage du bateau.
Au fil des treize chapitres de ce récit, le lecteur partage les rêves de l’impressionnant Qeequeq qui perd ses illusions sur le monde des Blancs, son amitié improbable avec Ishmaël, et la soif de vengeance du terrible Achab qui veut à tout prix anéantir la part maudite de son destin par cette poursuite insensée.
Cette adaptation permet même aux plus jeunes de percevoir le côté symbolique et métaphorique de l’œuvre de Melville.
L’orgueil et l’esprit de vengeance d’Achab va le mener à sa perte. Présenté à l’équipage comme étant le Mal absolu, Moby Dick va, par sa lutte pour sa survie, inverser le rapport du Bien et du Mal, présent dans l’esprit du lecteur tant le capitaine passait pour un être fort, courageux et respecté.
La similitude des destins liés à leur nom biblique rend le récit encore plus prenant et dramatique :
Ishmaël  : le narrateur, fait allusion au premier fils d’Abraham, ancêtres des tribus nomades du désert, « querelleuses et vagabondes, et qui vivaient à l’écart de tout », et cela lui va ; il est d’un type solitaire et inquiet qui fuit la société humaine.
Achab : capitaine du Péquod, il fut un  roi maudit de la Bible, le pire de tous, il ne put échapper à la main de Dieu et fut tué au combat. Ishmaël a raison de s’inquiéter de monter à bord d’un navire dont le capitaine a un nom si funeste.
Le Rachel : il fait référence à cette femme inconsolable de la Bible qui verse des larmes sur ses enfants perdus comme le capitaine du Rachel, autre baleinier rencontre par le Péquod.
Une magnifique odyssée humaine, admirablement servie par les illustrations de Jame’s Prunier qui, à chaque page, sont de véritables chefs d’œuvre. Ses mises en lumière et son travail du détail subliment le texte et restituent avec une force incroyable les émotions et les caractères.
                Un texte très accessible tout en restant fidèle à l’œuvre originale
 
                      Un livre grand format avec une très belle qualité de papier 
 
           Un véritable livre d’art à offrir à tous les amoureux de mer et d’aventures 
 
                            Une très belle initiation à la littérature et la peinture 
Marie
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