Un si beau Fil à la patte

Comment se débarrasser d’une maîtresse lorsqu’on prévoit de se marier le jour même avec une riche héritière?
Les quiproquos s’enchaînent tant et si bien que l’amour ne tient plus qu’à… un fil!

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À quelques minutes du début de séance en ce samedi soir, les Grandes Ecuries grouillent de monde : on s’affaire, on cherche sa place, on se prépare… Soudain, une voix de femme se fait entendre. -Silence dans le public- Cette dernière nous apprend qu’il est midi et quart et que sa sœur, célèbre chanteuse, n’est pas encore levée…

La mise en scène d’Anthony Magnier a ceci de remarquable qu’elle rend un magnifique hommage à Feydeau en dépoussiérant le genre. On assiste à une mise en relief, une exacerbation des particularités de la pièce.

Les neufs comédiens campent des rôles outranciers, mais n’en demeurent pas moins convaincants ; ils sont de véritables caricatures incarnées.

Les actes s’enchaînent dans un tourbillon : toute la scénographie tourne comme un manège autour de cette course entre ces hommes et ces femmes empêtrés dans leurs désirs, leurs mensonges.

Car le théâtre de Feydeau est un théâtre d’acteurs : le jeu, plus que jamais, a son importance. Il y a un phrasé, un rythme à suivre. Et là, nous avons du travail d’orfèvre, dans le moindre détail.

Quels comédiens ! Quel régal de les voir faire leur métier avec un grand art !

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vimeo.com/87985139

 

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