Un régal !

Un titre tout aussi farfelu que son précédent roman à succès Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates.

Synopsis :

Macedonia, Virginie Occidentale, été 1938. Layla Beck, jeune fille fortunée qui refuse le beau parti que lui a choisi son père sénateur, est contrainte de gagner sa vie. Elle débarque à Macedonia pour écrire un livre de commande sur l’histoire de la ville. Elle se retrouve hébergée dans une famille désargentée et ô combien loufoque, autrefois propriétaire d’une fabrique de chaussettes détruite par un incendie…

 

Dans cet opus, on retrouve les ingrédients qui avaient largement contribué au succès du Cercle : l’alternance des voix, le mélange des registres, des personnages hauts en couleur ; il y a de l’humour, de la fantaisie, de la poésie, des sentiments.

Un TRES bon moment de lecture !

A noter l’excellente traduction.

Un ‘tit extrait pour goûter au style rafraîchissant de l’auteur :

– Pour vous – et pour Felix, j’imagine – deux garçons endormis dans des cercueils, c’est un épisode cocasse. Pour ma mère, c’était une infamie. Pour moi, ce n’était qu’un cas de délinquance juvénile que je considérais comme un grave délit. Je n’ai jamais, jusqu’à cet instant, trouvé cela comique. Ce qui confirme mon propos au sujet de Goodacre. Chacun de nous voit une histoire donnée à travers le prisme de sa propre subjectivité. Nous sommes incapables de nous montrer objectifs. vous devez vous méfier de vos sources.

– Si personne ne peut faire preuve d’objectivité, rétorqua Layla, pensive, alors le problème est insoluble, et l’Histoire toute entière est suspecte.

-Vous êtes une jeune fille très astucieuse, commenta Mlle Betts en l’observant avec circonspection. Mais réfléchissez : c’est peut-être la revendication d’objectivité qui est suspecte. Et dans ce cas, la question devient : que voulez-vous que soit L’Histoire de Macedonia ?

-Moi ? Pourquoi ? Il n’y a pas d’enjeu pour moi dans cette affaire. Je n’ai aucune ambition particulière à ce sujet.

A la seconde où elle articulait ces mots, elle comprit que ce n’était pas vrai. Elle voulait que L’Histoire de Macedonia amuse les gens d’esprit et pique au vif ceux qui en étaient dépourvus, qu’elle mette les Romeyn en valeur et écrase les Parker Davies, et montre qu’elle, Layla beck, avait perçu tout ce qui leur avait échappé.

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