Et mes larmes jaillirent

Un bel hommage à Esther Earl, jeune fille atteinte du cancer qui a inspiré à John Green le personnage féminin de  Nos étoiles contraires.

Un livre fort et poignant qui décrit – à partir du journal d’Esther, de dessins, de photos, de lettres et de témoignages divers-,  avec beaucoup de justesse, les bouleversements que peut provoquer la maladie dans la vie quotidienne de ceux qui sont confrontés à une semblable situation, sans jamais rentrer dans aucun détail morbide. Les sentiments de l’adolescente, ceux de ses parents ou encore de sa famille et de ses amis sont d’une grande finesse et d’une grande lucidité. On sourit, on pleure ; on espère, on doute avec eux.

Les dernières pages, relatant les derniers instants d’Esther, sont poignantes et tellement belles.

Sont admirablement mis en avant les points positifs nés de cette « plaie » : famille plus soudée, gain en maturité, belles amitiés, dépassement de soi…

Un opus qui n’oublie pas de rendre hommage au dévouement du corps médical et à tous ces bénévoles qui tentent de redonner le sourire aux petits malades.

Un ouvrage enrichissant qui ouvre de nombreuses pistes de réflexion sur la maladie, la mort et le salut.

 

Quelques passages :

… C’est le mot qu’elle a employé pour décrire l’amour de sa famille, « infini ». J’ai compris alors que l’infini n’est pas synonyme de quantité ; l’infini, c’est l’absence de limites. Le monde dans lequel nous vivons est défini par ses limites. On ne peut pas voyager plus vite que la lumière. On mourra tous un jour. On ne peut pas y échapper. Mais la conscience humaine a ceci de miraculeux et d’encourageant qu’elle est capable de concevoir l’absence de limites. John Green

Soit juste heureuse. Et si tu ne peux pas être heureuse, fais des choses qui te rendent heureuse. Ou alors ne fais rien, mais avec les gens qui te rendent heureuse. Esther Earl

Pour  plus d’informations  sur Esther et ses parents, vous pouvez vous rendre sur la chaîne Youtube d’Esther, sur Caring Bridge ou encore le blog de Wayne.

Sans oublier la fondation This Star Won’t Go Out.

Editions Nathan

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