11/23/17

Un personnage bien ambivalent !

Comment je suis devenu Malcom X

Ce roman, co-écrit par l’une de ses filles, destiné aux adolescents, retrace bien le parcours chaotique que connut, dans sa jeunesse, Malcom X.

Car il s’agit bien, ici, du récit du début de sa vie. Le roman s’achève en 1948, alors que, emprisonné pour vol, Malcom X va se convertir en découvrant qu’il appartient à « Allah ».

La force de ces lignes est bien de nous montrer comment cet homme, qui s’était perdu dans les trafics divers, dans la déchéance, va renaître en s’affranchissant des séquelles de son passé.

Si quelques figures mineures ont été inventées, si d’autres ont été volontairement laissées de côté par souci de simplification, la plupart des personnages du récit ont existé et ont cheminé au côté de Malcom X.

Sont parfaitement décrites la ségrégation qui régnait alors aux USA, mais aussi l’émancipation sociale que représentait la musique pour les Noirs.

Certains personnages sont terriblement émouvants à l’instar de la mère de Malcom X qui s’est longtemps battue pour garder, malgré sa pauvreté, ses enfants auprès d’elle, qui leur a inculqué l’amour, la patience, la sagesse.

Un roman que j’ai lu avec intérêt jusqu’aux dernières pages.

Je ne vous cache pas avoir ressenti une certaine gêne quand est évoquée sa conversion ; une conversion qui, on le sent, ne se fait pas uniquement par amour pour Allah, mais qui est motivée par une envie de revanche. Cette conversion signe le début d’un combat. Le combat de toute une vie. Un combat non dénué de haine.

Editions Bayard

 

 

 

04/20/17

Un régal !

Un titre tout aussi farfelu que son précédent roman à succès Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates.

Synopsis :

Macedonia, Virginie Occidentale, été 1938. Layla Beck, jeune fille fortunée qui refuse le beau parti que lui a choisi son père sénateur, est contrainte de gagner sa vie. Elle débarque à Macedonia pour écrire un livre de commande sur l’histoire de la ville. Elle se retrouve hébergée dans une famille désargentée et ô combien loufoque, autrefois propriétaire d’une fabrique de chaussettes détruite par un incendie…

 

Dans cet opus, on retrouve les ingrédients qui avaient largement contribué au succès du Cercle : l’alternance des voix, le mélange des registres, des personnages hauts en couleur ; il y a de l’humour, de la fantaisie, de la poésie, des sentiments.

Un TRES bon moment de lecture !

A noter l’excellente traduction.

Un ‘tit extrait pour goûter au style rafraîchissant de l’auteur :

– Pour vous – et pour Felix, j’imagine – deux garçons endormis dans des cercueils, c’est un épisode cocasse. Pour ma mère, c’était une infamie. Pour moi, ce n’était qu’un cas de délinquance juvénile que je considérais comme un grave délit. Je n’ai jamais, jusqu’à cet instant, trouvé cela comique. Ce qui confirme mon propos au sujet de Goodacre. Chacun de nous voit une histoire donnée à travers le prisme de sa propre subjectivité. Nous sommes incapables de nous montrer objectifs. vous devez vous méfier de vos sources.

– Si personne ne peut faire preuve d’objectivité, rétorqua Layla, pensive, alors le problème est insoluble, et l’Histoire toute entière est suspecte.

-Vous êtes une jeune fille très astucieuse, commenta Mlle Betts en l’observant avec circonspection. Mais réfléchissez : c’est peut-être la revendication d’objectivité qui est suspecte. Et dans ce cas, la question devient : que voulez-vous que soit L’Histoire de Macedonia ?

-Moi ? Pourquoi ? Il n’y a pas d’enjeu pour moi dans cette affaire. Je n’ai aucune ambition particulière à ce sujet.

A la seconde où elle articulait ces mots, elle comprit que ce n’était pas vrai. Elle voulait que L’Histoire de Macedonia amuse les gens d’esprit et pique au vif ceux qui en étaient dépourvus, qu’elle mette les Romeyn en valeur et écrase les Parker Davies, et montre qu’elle, Layla beck, avait perçu tout ce qui leur avait échappé.

03/12/17

Une lecture très sympa

A découvrir, ce livre basé sur l’histoire vraie de Constance Kopp, l’une des premières femmes shérif adjoint des Etats-Unis.

Constance, Norma et Fleurette, trois sœurs, vivent seules depuis la mort de leur mère. Un jour, alors qu’elles étaient en carriole, une automobile les percute et détruit leur véhicule.

Le chauffeur, Henry Kaufman, propriétaire héritier d’une fabrique de soie locale, fait partie d’une bande de malfrats qui sévit en toute impunité. 

 

Constance, l’aînée des trois,  se met en tête de lui demander réparation. C’est alors le début de bien des mésaventures…

L’époque de l’Amérique des années 1900 est restituée avec brio : un tableau social drolatique et vif que l’on suit avec plaisir.

Les sœurs Kopp sont, chacune à leur manière, irrésistibles.

Un roman sympathique dans lequel on se sent bien.

J’attends la suite des aventures des trois sœurs non sans impatience !

 

10/20/13

Parfum d’enfance

9782081286665FS

Sous la forme de mémoires, genre qui permet une grande liberté et respecte la part imaginaire du lecteur, Laura Ingalls Wilder offre -à travers une multitude de petits détails personnels livrés, que ce soit dans les relations unissant les uns et les autres, leurs manies, leurs fonctionnements…- de véritablement goûter la vie de pionniers dans l’Amérique du XIXème siècle. Le style agréable du texte, écrit à la troisième personne et structuré par des chapitres courts, facilite une lecture captivante qui nous plonge dans cette période particulière avec ses codes et ses mœurs, souvent étonnants, voire déroutants, pour le lecteur d’aujourd’hui.

Les tomes peuvent se lire indépendamment, mais ils prennent toute leur saveur lus de manière chronologique.

Une lecture enthousiasmante !

372 pages

Edité par Flammarion

Parus en coffret, les 3 premiers tomes

9782081268678FS

 à offrir à toutes les petites filles !