03/6/17

Un peu déçue…

par l’adaptation du récit autobiographique de Saroo Brierley. Les critiques sont pourtant majoritairement dithyrambiques…

Synopsis :

Inde, 1986- Saroo et sa famille vivent dans la plus extrême pauvreté. A 5 ans, le jeune enfant s’égare et se retrouve sans domicile fixe dans les rues de Calcutta. Après bien des péripéties, il est recueilli par une famille australienne, intègre une autre culture, loin de ses origines. Devenu adulte, Saroo n’aura qu’une obsession : celle de retrouver la trace des siens…

Si le regard sur l’Inde des déshérités m’a captivée -c’est-à-dire la grosse première partie du film, concentrée sur l’enfance du jeune Saroo qui doit affronter la dureté des bidonvilles indiens-, j’ai été beaucoup moins convaincue par le volet australien qui est fade et creux. Mélo et sirupeuse l’histoire d’amour portée par le couple Dev Patel–Rooney Mara ou encore toute cette phase d’adoption.

Pour résumer, seul vrai coup de cœur pour les premières séquences avec Sunny Pawar, qui est à croquer. Est-ce que ça vaut 10€ ?????

 

 

 

03/3/17

Envie d’étoiles dans les yeux ?

Allez voir, si ce n’est déjà fait, La la Land, comédie romantique musicale de Damien Chazelle, dont on parle depuis quelque temps.

Les deux acteurs sont excellents. J’ai eu un gros coup de cœur, je vous l’avoue, pour Ryan Gosling dont j’adore la personnalité dans ce film : un artiste passionné, doux, sensible, un peu introverti… Hummmmmmmmmm.

Le thème : le récit d’un amour impossible entre un pianiste de jazz mélancolique, hors du temps et une comédienne enchaînant les castings, en attendant son heure de gloire. Car La la Land, c’est un drame amoureux qui confronte l’amour des personnages à l’érosion de leurs espérances. La parfaite étude psychologique du délitement d’une histoire d’amour rend le film terriblement émouvant et proche.

Le cadre : un Hollywood intemporel, usine à rêves qui a éconduit bien des prétendants, miroir aux alouettes cynique et cruel.

La musique de Justin Hurwitz colle parfaitement au scénario.

Une comédie douce-amère qui nous donne envie de retrouver les mondes oniriques de Jacques Demy et de Vincente Minnelli, de Gene Kelly et de Cyd Charisse, de Fred Astaire et de Ginger Rogers.

Une bulle de tendresse.

02/23/16

A voir !

 

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Un film poignant, d’une grande douceur et d’une grande espérance. L’histoire vraie de 25 religieuses bénédictines violées par des soldats, en 45. S’ensuit la naissance d’enfants nés de ces viols. Un drame de guerre. Un sujet sensible traité avec pudeur. Des acteurs et actrices qui jouent juste. Questionnement de notre foi, respect de l’autre…

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Les enfants ont BEAUCOUP aimé

sans-titrenouveau long-métrage d’animation de Disney.

06/27/15

Pix’art

Complicité familiale :

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Sorti le 17 juin en France, Vice Versa connaît un beau succès et on comprend pourquoi !

Synopsis :

Le film d’animation plonge le spectateur dans la tête de Riley, 11 ans, -une fillette chamboulée par son déménagement- où sont logées ses émotions : Joie, optimiste et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse ; Peur se charge de sa sécurité ; Tristesse n’est pas très sûre de son rôle… ; Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie et Colère s’assure que la justice règne. Des sentiments complémentaires qu’il  faudra accorder autant que faire se peut pour accompagner Riley dans cette phase de transition délicate…

Au fil du scénario, les enfants sont amenés à découvrir, identifier et nommer les différents états et émotions -une large palette !

Le design, ouvrant sur un imaginaire foisonnant est, à lui seul, tout un poème.

D’une inventivité toujours renouvelée, ce long métrage réussit à traduire le tumulte de la (pré-)adolescence avec ses nombreuses interrogations.

 Une aventure intérieure drôle.

Un bijou de finesse et d’intelligence.

08/26/14

Les concentrés font leur rentrée le 28 août !

Je vous ai déjà présenté cette collection éditée par Nathan. Une collection que j’affectionne tout particulièrement pour son esprit ludique et synthétique : en 50 points essentiels, chaque opus restitue des portraits, des dates clés ainsi que des anecdotes. La présentation est aérée, le graphisme agréable, les illustrations pertinentes et le ton dynamique.

4 ouvrages vont donc sortir :

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On trouve ici les 50 dates les plus importantes de l’histoire de France, de la préhistoire à nos jours : le siège de Paris par les Vikings, le baptême de Clovis, mai 68, le passage à l’euro…

 

 

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On découvre les 50 plus grands explorateurs de l’histoire : navigateurs, aviateurs, cosmonautes… On apprend l’essentiel sur les raisons de leur départ ; on vit les grandes découvertes. Passionnant !

 

 

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50 idées-clés, 50 dates, 50 personnages, 50 lieux pour comprendre ce grand pays qui nous fascine toujours autant.

 

 

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Un concentré d’infos sur le cinéma : des clés pour comprendre comment on réalise un film, pour découvrir les plus grands films et des acteurs incontournables (Elisabeth Taylor, Ingrid Bergman…)

 

Une collection à découvrir !

N.B : pour prolonger l’expérience de la collection, adoptez l’application Les concentrés

12/25/13

Esprit Livres pas partageuse !

Je ne sais pas pour vous, mais MOI, j’aime aller au cinéma quand les salles sont presque vides.

Parce que je ne sais pas pour vous, mais MOI, je suis certaine d’attirer devant moi le gros balèze qui m’empêche de voir 1/3 de l’écran (N.B : je n’ai rien contre les gros balèzes hors ciné) ou la grand-mère à cheveux crêpés qui m’empêche de voir 0.75/3 de l’écran (N.B : je n’ai rien contre les grands-mères ! ‘manquerait plus qu’ça) ou le moutard qui, parce qu’il est au ciné, se croit obligé de manger un gros pot de pop corn (le pire n’étant pas les horribles « mâchouillis », mais les doigts qui raclent désespérément le fond du pot à la recherche de quelques miettes égarées)…

Bref, profitant de la désertification de Versailles, je suis allée m’enfermer dans des salles de cinéma, en attendant NOËL et bien m’en a pris.

 

 

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Librement inspirée du conte d’Andersen, cette adaptation est une réussite ! Trépidant, drôle, émouvant, magique, il réunit tous les ingrédients pour séduire :

le ton de l’histoire est résolument léger, les rebondissements s’enchaînent à un rythme effréné ET les personnages sont attachants.

Un conte magique visuellement magnifique.

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A voir en 3D : l’effet adapté aux matières liquides ou modulables joue à plein et ce serait dommage de passer à côté !

Un film réussi, magique !

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08/28/13

Quand Gégé fait son cinéma à Versailles

44 ans. Il m’a fallu 44 ans pour découvrir ce que ressentent ces groupies qui attendent des heures durant, la boule au ventre, LEUR idôle.

Bon, ok, n’exagérons rien, bien qu’apprécié, Gégé n’est pas MON idôle et surtout, je n’ai plus vraiment l’âge d’avoir des idôles. Mais n’empêche que côté nunuche-attitude, j’ai fait la totale…

Tout a commencé avec ce texto reçu à 13h15 : « Autre sujet qui n’a strictement rien à voir, radio tam tam versaillaise, Gérard Depardieu tourne dans un film aujourd’hui et demain place de la cathédrale. »

Là, la groupie non assumée qui dormait en moi s’est alors réveillée en hurlant dans tout l’appart : « les enfants vous voulaient voir Obélix en vrai ? » – Oui, les enfants, avouons-le, sont parfois de bons prétextes.

Liesse générale.

En 10 minutes, tout le monde était sur le pied de guerre. Direction le quartier Saint Louis.

Arrivés sur place, des projecteurs devaient confirmer la rumeur. Mais personne sur la place si ce n’étaient un décor des années 30 et une vieille dame.

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« Faisons un tour, les enfants. »

Rue d’Anjou, des camions de production. Un homme.

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« Qui veut aller demander au monsieur si Gérard est là et quel film est tourné? »

« Pas moi ! » « Moi non plus » « Combien ? »

« Ok, je vais y aller… la prochaine fois que vous aurez besoin de quelque chose, vous repasserez… »

Info prises : Gégé est dans un camion, il fait sa sieste.

« Ca peut durer longtemps ? » « Je ne sais pas »

Retour sur la place. « Dis, Blanche, tu ne veux pas aller demander à la vieille dame si elle joue dans le film ? Parle fort surtout ! »

Après un échange avec Blanche, la vieille femme se déplace finalement vers nous.

« Je ne comprends pas, votre fille me parle d’un film, je viens pour des obsèques qui ont lieu à 14h30 et il n’y a personne. »

« Il est 14h45, Madame, peut-être vous êtes-vous trompée de jour. Auriez-vous le faire-part ? »

Lecture faite, l’adorable petite dame avait un jour d’avance… et ne jouait pas, donc…

Retour vers le camion de Gégé. De dépit, je prends son scooter en photo, sous le regard méprisant d’une jeune attachée qui me jette « vous en êtes arrivée là ? Il en a 12 et les loue. »… Ok, c’est cul-cul, mais c’est mieux que rien d’abord !

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Le film devrait reprendre à 15h. Trop bête de ne pas attendre…

30 minutes, 1 heure… Il a le sommeil lourd.

1h15. De l’agitation, ça sent bon. Appareil à l’oeil. Ca commence à coller à force d’être vissé sur la peau.

1h30, il sort enfin, se rue sur son scooter. Juste un « poussez vous les enfants ! ». « Gégé vous a parlé, vous avez entendu ???? C’est trop chouette! »

« Ouais, tu parles ! mm pas aimable ».

Je n’entends pas, je cours derrière le scoot pour voir Gégé se faire maquiller, répéter, jouer…

Ah Gégé, mieux que toute fontaine de jouvence !

PS : je ne sais pas si j’irais voir le film qui retrace l’histoire de la coupe du monde… Le foot et moi… bof !

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04/30/13

Quand le cinéma fait réfléchir … enfin !

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Le nouveau film de Margarethe von Trotta est dans les salles depuis le 24 avril.

11 avril 1961, Adolf Eichmann comparaît à Jérusalem pour crime contre l’humanité : haut fonctionnaire nazi, il est accusé d’avoir organisé la déportation. La philosophe juive allemande Hannah Arendt, réfugiée aux Etats-Unis en 1941, couvre le procès pour « The New Yorker ». L’occasion pour elle de s’interroger sur la question du mal et de la culpabilité.

Ce long métrage, qui utilise quelques extraits des enregistrements au tribunal par Leo Hurwitz, évoque la figure d’Hannah Arendt, la passion qui la lia à Heidegger et aussi/surtout la violente controverse au sein de la communauté juive que suscitèrent ses propos : car la question générale qu’Hannah Arendt a soulevée, quand elle a couvert le procès Eichmann, porte sur le mal humain. Elle soutient qu’Eichmann est un homme qui a oublié qu’il pouvait penser et agir, un homme qui a oublié qu’il était un homme.

Hannah Arendt propose un éclairage différent à la culpabilité d’Eichmann ; un éclairage sur la notion de culpabilité.

Le côté suspense philosophique du film fonctionne bien, idéalement souligné par la froide partition de Barbara Sukowa. Actrice complète, elle montre sans ostentation l’étendue de son talent.

Le film tourne principalement entre trois décors : l’appartement d’Hannah Arendt, Jérusalem et l’université. Une unité de lieux volontairement restreinte qui nous oblige à plonger au cœur de la pensée de la philosophe et qui ne nous permet aucun moment d’égarement.

A la sortie, on hésite entre deux styles : fiction pure ou documentaire-fiction ? Tant il est vrai que l’intégration d’images d’archives du procès d’Adolf Eichmann renforce un sentiment de vérité.

01/30/13

Le Royal Opera House à Versailles !

encartOpera2012Quelle bonne et belle idée que la programmation d’opéras et ballets filmés du Royal Opera House de Londres dans une salle de cinéma.
Confortablement installé dans son fauteuil, dans des conditions idéales de son et d’image, le spectateur vit une expérience formidable avec les chanteurs ou les danseurs.
Si le tarif est supérieur à une place de cinéma, il n’en demeure pas moins que ces invitations à découvrir ou redécouvrir des références incontournables, des ballets indémodables ou des créations inattendues, sont de vraies belles opportunités à ne pas manquer. 
Succès assuré auprès des petites filles qui n’ont, en sortant, qu’une seule idée en tête : enfiler au plus vite chaussons et tutus !

01/30/13

Un grand moment de cinéma sous la bienveillance de Molière.

Alceste-a-Bicyclette_portrait_w193h257Peut-être est-ce parce que l’hiver dure toujours trop longtemps à mon goût et que la froideur de cette saison semble tout assécher, que j’ai envie de beau, de vrai, de sincère.
C’est donc dans la douce chaleur d’une salle de cinéma que je me suis offert un moment ô combien régénérant.
«Alceste à bicyclette».
 Il incombait à Luchini et à Wilson une lourde tâche : me sortir de cette torpeur hivernale.
Foin de théâtralité, d’un certain nombrilisme bourgeois ! Qu’ils se débrouillent, je voulais m’évader, m’émerveiller, aimer.

Synopsis :

Au sommet de sa carrière d’acteur, Serge Tanneur, las et fatigué d’un métier où tout le monde trahit tout le monde, s’est retiré. Il vit en ermite dans une maison délabrée sur l’Île de Ré. Trois ans plus tard, Gauthier Valence, un acteur de télévision au sommet de sa gloire, abonné aux rôles de héros au grand coeur, débarque sur l’île. Il vient retrouver Serge pour lui proposer de jouer «Le Misanthrope» de Molière. Serge n’est-il pas devenu une pure incarnation du personnage d’Alceste ?…
Le scénario de ce film offre aux deux acteurs –dont on connaît l’amour pour la langue française- des dialogues brillants dont ils se régalent, parfois jusqu’à l’ivresse. Les mots crépitent comme des feux d’artifice, leur jubilation est contagieuse. En toile de fond, une douce réflexion sur le métier d’acteur, l’amour et l’hypocrisie des hommes.

Une comédie fine et élégante, pleine d’esprit et de bons mots. Tout ce dont j’avais besoin !