07/9/19

Votre enfant rentre en 6e ?

Nous sommes le mardi 9 juillet,

bonne fête aux Amandines, Hermine et Andrée

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Les vacances viennent à peine de commencer, certes, mais peut-être pouvez-vous prendre le temps de préparer tout en douceur la rentrée de votre enfant.

La 6e est, en effet, un vrai palier pour ceux qui étaient devenus les plus grands du primaire, connaissaient à merveille le fonctionnement de leur école et qui vont, dès septembre prochain, se retrouver les plus petits du collège et devront apprendre à se familiariser avec d’autres us et coutumes. De quoi en stresser plus d’un.

Pour éviter ce “choc”, je vous conseille aux éditions Flammarion jeunesse, cet opus qui permettra aux futurs collégiens d’aborder sereinement ce passage incontournable.

10 chapitres pour présenter la vie au collège et répondre aux questions des enfants : Pour être prêt(e) le Jour J, La rentrée au collège, Un collège c’est grand !, Qui fait quoi ?, Demandez le programme !, Les temps forts de l’année, Question d’organisation !, Les règles à connaître, Dire “stop !” à la violence, Parce qu’il y a une vie en dehors des cours.

1 carnet de bord

1 coin parents

Les textes sont simples d’accès, non dénués d’humour et accompagnés de dessins sympathiques.

 

Le ton est enlevé, l’enfant fréquemment interpellé pour le rendre acteur de sa lecture et de sa réflexion.

On appréciera les différentes typographies et l’utilisation très large des couleurs qui illustrent bien le dynamisme inhérent à cet ouvrage.

Notons que les auteurs sont des professeurs, ce qui apportent un vrai plus à ce guide qui désamorcera les peurs.

 

A mettre entre toutes les mains !

“La peur est ce qui gronde dans le courage ; la peur est ce qui pousse le courage au-delà du but.” – Alain

 

 

03/6/14

Harcèlement au collège, Noémya témoigne

Le harcèlement prend de plus en plus d’ampleur à l’école et touche près d’un élève sur dix en France. Près de la moitié des faits de harcèlement touchent les 12-14 ans, et les filles en sont souvent les premières victimes.

C’est ce que veut dénoncer Noémya, à travers ce témoignage, édité par Hachette.

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Durant ses années de collèges, Noémya a subi tout ce qui fait le quotidien des élèves harcelés : les brimades régulières, l’isolement systématique, le poids de la honte, la perte de confiance, l’envie d’en finir…

En lisant ce témoignage, j’ai entendu la souffrance de cette fillette, puis de cette adulte “poursuivie -par une souffrance intérieure- pendant des années comme un millier de coups de poignard dans le ventre”.

J’ai bien compris cet horrible mécanisme qui détruit à petit feu : chaque jour, à chaque heure et à chaque minute.

MAIS l’empathie n’a pas totalement fonctionné. La raison ? ce sont les mots très durs employés à l’égard des enseignants et du personnel d’éducation.

Je cite : “Depuis mon entrée en sixième, les profs pensaient tous que j’étais intellectuellement limitée. Tu te souviens, maman, à chaque conseil de classe, je recevais un avertissement travail.” (Très clairement, lorsque nous mettons un avertissement travail -ce dont nous n’abusons pas-, ce n’est certainement pas pour signaler une déficience intellectuelle.)

Aujourd’hui, je me rends compte que j’ai plus de rancune envers ces professeurs qui n’ont pas réagi qu’envers mes propres bourreaux.”… “Je les implorais silencieusement.” “Ils me renvoyaient : Crève…”

Je ne peux pas laisser dire et écrire des choses comme celles-ci, même si je sais que ces mots sont la verbalisation d’une vraie souffrance.

Nombreux sommes-nous dans l’éducation nationale à avoir des enfants.

Nombreux sommes-nous à craindre de tels agissements pour nos chers et tendres.

Nombreux sommes-nous de ce fait -ou tout simplement par intelligence de cœur- à être attentifs à la moindre alerte.

Nous aimons nos élèves. Comment pourrait-il en être autrement ? Lorsque nous sommes en situation “d’échec” avec l’un d’eux, c’est un vrai sentiment d’impuissance qui nous anime, un vrai sentiment de tristesse. Bien souvent, dans notre vie “en dehors des murs de l’école”, nous repensons à l’un ou l’autre, nous nous interrogeons, nous nous remettons aussi en question.

Je ne peux pas croire que durant 4 ans, un élève ne rencontre pas, dans son établissement, un adulte à qui se confier.

S’il y a un travail à faire, c’est un travail de déculpabilisation de l’enfant harcelé qui n’ose pas dire, qui a honte de dire.

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Si je n’ai pas adhéré à l’ouvrage précédemment cité pour les raisons exposées, il y en a un qui m’a beaucoup touchée et que j’ai volontiers fait tourner :

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Gaspard, jeune garçon solitaire et plutôt réservé, rentre en sixième. Sa maman, avec laquelle il vit seul depuis le divorce de ses parents, a essayé de le préparer au mieux à cette nouvelle étape, lui faisant mille recommandations et notamment celle de se méfier de certains garçons “trop sympas”. Lorsque le professeur fait l’appel et qu’il se retrouve aux côtés de cet élève nerveux, au regard incisif, Gaspard perçoit instantanément la menace…

Adoptant tour à tour le point de vue des deux protagonistes, Arthur Ténor nous permet de saisir, dans sa globalité, la construction de cette relation délétère qui va unir Gaspard et Anthony. Le récit, commençant par l’exposition de faits minimes, va crescendo dans cette descente aux enfers, jusqu’à l’explosion de la rage de Gaspard qui n’en peut plus de subir sans rien oser dire. Bien que fictive, cette histoire bouscule le lecteur ; son réalisme saisit. Le mécanisme du harcèlement est adroitement décrit aussi bien du côté de l’agresseur que de celui de la victime. Le recueil se termine par le témoignage pondéré et fort d’une mère dont l’enfant a été psychiquement démoli par le harcèlement. Un roman utile pour faire comprendre la gravité de ces pratiques que certains élèves qualifient de “jeux”. Une lecture qui peut être une bonne base pour une discussion en classe sur ce phénomène.

06/3/13

Eloge de la différence

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Anton fait partie de la cinquième E, une classe dite « de la dernière chance » regroupant des élèves en grande difficulté. On ne peut pas dire que la motivation soit de mise ni du côté des enfants ni du côté des professeurs. L’ambiance qui y règne est plutôt délétère. Jusqu’au jour où « un fauteuil roulant avec d’immenses roues étincelantes » pénètre dans la salle de classe ; assis dedans : Youri, un jeune garçon de 12-13 ans, brillant. Et si, contre toute attente, ce nouvel élève parvenait à insuffler un nouvel état d’esprit à cette classe ; et si, Youri, avec son handicap et toute sa fragilité, parvenait à redonner un peu de rêve à tous ?…

Empreint d’émotion, ce roman aborde de nombreux thèmes : le handicap, la vie au collège, le quotidien d’enfants livrés à eux-mêmes… Le tout, dans un récit prenant et dynamique, usant d’un langage courant.

Variés, les personnages qui défilent sont tous terriblement bien campés et attachants.

Au fil des pages, le personnage de Youri confirme cette magnifique parole de Saint-Exupéry «On ne voit bien qu’avec le cœur».

Une lecture constructive qui évoque avec brio l’enrichissement apporté par les différences.

Un roman plein d’humanité ; une lecture au cours de laquelle on sourit et on s’émeut.

04/11/13

Conan Doyle a du souci à se faire…

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Tous les titres des journaux relayent cette extraordinaire nouvelle : « On a retrouvé un rescapé du naufrage du Francis Drake. Il a passé huit ans sur une île déserte en plein océan Atlantique ! »

Le jeune Wiggins se prend alors à espérer : ce miraculé est peut-être son père ? …

Peu de temps après, le garçon reçoit une bien étrange visite. Un homme se présentant comme un ami de son père lui demande de partir à la recherche de Mr Charleston qui aurait quitté le Francis Drake, bien avant l’accident, avec son argent et celui du père de Wiggins (une grosse somme gagnée aux jeux).

Prêt à en découdre, l’apprenti détective, qui aide parfois Holmes dans ses enquêtes, se lance seul dans cette mission, bien loin de se douter qu’il pourrait y risquer sa vie… Heureusement, Holmes veille …

 

Ce roman jeunesse présente une enquête rondement menée. Le suspense est maintenu jusqu’aux dernières pages, ou presque, grâce à de nombreux rebondissements inattendus. Les jeunes lecteurs s’identifieront sans mal à Wiggins, jeune garçon astucieux et réfléchi, dont on suit l’aventure avec plaisir.

La grande force de l’auteur est d’avoir su suggérer le mystère sans mettre en scène d’actes par trop sanglants.

Le vocabulaire utilisé est d’une grande richesse ; la peinture de l’Angleterre du XIXème siècle très réussie.

Une belle initiation au roman policier. Rappelons que l’auteur est une spécialiste du genre !

Dès 11 ans