04/20/16

Le drame conjugal d’Edward Albee revisité

Qui a peur de Virginia Woolf ?Qui-a-peur-de-virginia-woolf_slideshow

 

Sans en avoir prévenu George, son mari, Martha invite, à l’issue d’une soirée déjà bien arrosée, un jeune couple. L’alcool aidant, une scène de ménage éclate : George et Martha se déchirent. Pas de pitié, pas de pudeur. Les mots claquent. Dans cette atmosphère délétère, les jeunes mariés finissent par dévoiler, à leur tour, leurs petits secrets inavouables… 

Un huis clos grinçant, admirablement bien joué, qui dresse le portrait au vitriol de la petite bourgeoisie américaine et de ses hypocrisies sociales et conjugales.

Une joute oratoire qui nous scotche dans nos fauteuils, car c’est bien la langue qui est au centre de la pièce.

Amour mort, ambitions déçues, vanité … : le conflit nous est contemporain.

Une atmosphère lourde et suffocante qui nous étreint. Il arrive qu’on rie, mais c’est d’un rire amer.

La névrose et la folie ne sont pas loin, resserrées par un décor et une mise en scène, très dépouillés.

Une pièce d’une résonnance toute particulière qui n’est pas sans nous laisser de marbre !

 

Mise en scène Alain Françon

Avec Dominique Valadié, Wladimir Yordanoff, Pierre-François Garel et Julia Faure

Cinq nominations aux Molières 2016

 

 

N.B : une adaptation d’une pièce contemporaine, interprétée également au cinéma par Elizabeth Taylor et Richard Burton (à voir !)