11/23/15

Le salon Histoire de Lire – Versailles. Les coups de cœur de Blanche

Questions à Christine Féret-Fleury christine féret

 

 

 

 

 

 

à propos de Sissi (éditions Hachette)

Sissi

 

Sissi 1

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi avez-vous choisi de nous présenter la vie de Sissi ?

Parce que c’est un personnage qui m’a toujours fascinée… Une femme très indépendante et très libre, étonnamment moderne pour son époque.

Avez-vous vu les films avec Romy Schneider ?

Oui, plusieurs fois ! Je les adorais étant enfant.

Si Sissi devait vivre à notre époque, quelle femme la représenterait le mieux ?

A notre époque, Sissi serait probablement (pour moi) une artiste ou une grande voyageuse. Je l’imagine bien reporter de guerre…

 

Blanche a craqué pour un autre livre de l’auteurStuart

Editions Belin

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Questions à Anne-Marie Desplat-Duc

 desplat

A propos de Marie-Anne  (éditions Flammarion)

marie anne

  • Quand vous vous promenez dans le château de Versailles, vous arrive-t-il de « voir » Marie-Anne s’y promener ?

 Bien sûr ! Marie-Anne est “presque” partout mais surtout dans les jardins.

  • Marie-Anne et son petit frère sont très proches. Vous êtes-vous inspirée de liens de complicité réels ?

 Tout à fait !

 

A propos des Colombes  (éditions Flammarion)

colombes

 

  • Vous attendiez-vous à un tel succès ?

 On ne s’attend jamais au succès, mais celui-ci me comble de joie. Quel ravissement de faire plaisir ainsi à mes lectrices !

  • Parmi toutes les jeunes filles, avez-vous une préférence ?

 Aucune. Je les aime toutes comme mes filles de papier.

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Coup de coeur aussi pour

marieEditions Belin

écrit par Dominique Joly

joly

 

 

 

 

 

 

 

 

06/1/15

Sophie de Mullenheim répond à Blanche, une fan inconditionnelle !

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Depuis quand écrivez-vous ?
J’ai véritablement commencé à écrire en devenant journaliste pour la jeunesse en 1997 mais j’ai toujours aimé écrire. Petite, j’inventais des romans policiers que je rédigeais sur de vieille copies de bac vierges.

Comment avez-vous eu l’idée de créer Mathilde ou Mélusine ?
Pour l’une et l’autre, il s’agissait de faire deux romans très différents mais en gardant des éléments qui plaisent aux jeunes lectrices. Mathilde de la Jorsonnière évolue à une époque qui fait rêver avec de jolies robes, des bals… Mais je ne souhaitais pas non plus tomber dans une histoire trop caricaturale et le personnage d’une jeune fille corsaire me permettait de lui faire vivre des aventures extraordinaires, plus rocambolesques que si elle avait simplement vécu dans un château. Et puis une héroïne corsaire nous permet de voyager.
Pour Mélusine, je voulais un personnage plus actuel mais avec un petit truc en plus. Cela a été la magie.

Combien de temps vous faut-il pour écrire un roman ?
C’est très variable. Le plus difficile est d’écrire les premières pages pour planter l’action, mettre le bon ton, poser les personnages. Ensuite, souvent, cela va assez vite.

Aimez-vous une période historique en particulier ?
Non. Tout m’intéresse a priori. Chaque période de l’histoire est captivante et nous apprend mille choses. C’est ce que j’aimerais faire découvrir à mes lecteurs.

Avez-vous des projets d’écriture en cours ?
J’ai toujours un projet d’écriture en cours ! Je  n’ai jamais le temps de m’ennuyer !

Vos enfants lisent-ils vos romans ?
Dans l’ensemble oui. J’ai six enfants. Mon aînée dévore tout ce qui traîne et tout ce que j’écris. Les autres, cela dépend. Ils sont des lecteurs exigeants. SI le sujet ne leur plaît pas, ils ne le liront pas.

Avez-vous écrit d’autres livres que des romans ?
J’écris un peu de tout. Des romans bien sûr mais également des petits contes, des histoires courtes. Je fais aussi des documentaires. Cette année je me suis même essayée aux scénarios de bande dessinée et à la création d’un jeu de société.

Quels sont vos auteurs littéraires préférés, qui vous ont marqué ?
L’auteur qui m’a le plus marquée quand j’étais jeune était Caroline Quinn. Elle écrivait des enquêtes policières (Alice etle fantôme par exemple). Il y a quelques temps, j’ai appris que Caroline Quinn n’avait jamais existé mais qu’il s’agissait d’un collectif d’auteurs écrivant sous le même pseudo.

Quel est votre livre de chevet actuellement ?
Je lis “Suite française” de Irène Nemirovski. Je lis beaucoup de romans pour adultes, des nouveautés ou non. Mais pas de livres pour la jeunesse. Cela m’embrouille trop l’esprit.

Quel livre auriez-vous aimé écrire ?
Pour la jeunesse : Tobbie Lolness de Timothée de Fombelle. Remarquable.

Quels conseils donneriez-vous à un apprenti romancier ?
Il faut écrire le plus possible et ne jamais se lasser. Et lire bien sûr, au maximum. C’est en lisant que l’on améliore son vocabulaire et que l’on affine son écriture aussi.

Dans quelles conditions écrivez-vous ? La nuit ? Isolée ?…
Avec six enfants, j’écris… dans le bruit !!! Je profite des moments où ils sont à l’école pour me ruer sur mon travail. Et sinon, pendant les vacances en général, j’essaye de travailloter tout en répondant à leurs questions et en préparant le déjeuner !

Pour en savoir plus sur Sophie de Mullenheim : sophiedemullenheim.blogspot.com/

Ses écrits -entre autres ! – :

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05/27/15

Okapi, comme si vous y étiez…

Le 18 mai dernier, la classe de 5°2 a eu la joie de recevoir M. François Blaise, rédacteur en chef d’Okapi.

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Le saviez-vous ? Okapi est un journal bimensuel qui existe depuis 44 ans et qui fête son millième exemplaire.

Pourquoi ce nom ? L’okapi, croisement d’une girafe et d’un zèbre, est le dernier mammifère à avoir été découvert sur terre. Symbolique, non ? Mais aussi, et surtout, en 1966 le groupe Bayard presse éditait le magazine Pomme d’Api qui, très vite, a connu un vif succès. Il fallait donc trouver un magazine destiné aux plus grands (10-15 ans) et dont le nom aurait des sonorités similaires. Après un brainstorming intense, le nom d’Okapi a été proposé et plébiscité par 3000 jeunes.

 

Okapi, ce sont 7 rubriques récurrentes :

– Actu de la quinzaine

– Sommaire

– Autour du monde

– Dossier

– Planète collège

– Pages perso

– BD à suivre

De nombreuses BD-gags viennent à l’appui de certains articles.

Ce qui nous a marqué :

– Okapi, c’est 10 milliers d’abonnés français vivant à l’étranger et de nombreux collèges français à l’étranger.

– La logique d’abonnement n’étant pas forcèrent de mise dans les autres pays, il arrive fréquemment que des éditeurs étrangers achètent certains articles.

– Le plus dur dans le métier = la recherche d’informations.

– Internet facilite le traitement et le filtrage des informations.

– Réaliser 1 dossier prend environ 2 mois (la durée variant selon la complexité des sujets).

– Le budget photos peut aller de 3 à 5000 euros par numéro.

– Il y a très peu de publicités, afin de garder une certaine indépendance. S’il y en a, celle-ci correspond toujours à l’âge du public concerné.

– La présence du magazine sur les réseaux sociaux n’est pas d’actualité.

 

Nous remercions infiniment M. Blaise d’avoir accepté notre invitation !

Les élèves de 5°2

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05/27/15

Le directeur des éditions d’Usborne répond aux élèves de 6°5

peter-usborne-with-booksPeter Usborne 

1. Combien de livres recevez-vous par année ? En refusez-vous, et si oui pourquoi ?

La plupart des livres Usborne sont inventés, écrits et conçus par les personnes qui travaillent aux Éditions Usborne. Donc nous « recevons » très peu de livres de l’extérieur. Nous publions environ 350 nouveaux ouvrages par an.

2. Quel est votre chiffre d’affaires, si vous voulez bien nous en parler ?

Environ 70 millions d’euros.

3. Vous vous adressez à une grande variété d’âges ; y a-t-il une collection que vous préférez ?

Non, je les aime toutes.

4. Comment a été créée cette maison d’édition ? En êtes-vous à l’origine ?

Avant, je travaillais dans une autre grande maison d’édition. Quand j’ai décidé de me lancer avec Usborne Publishing, mes employeurs ont été très généreux et m’ont prêté près de deux millions d’euros pour m’aider à démarrer.

5. Quelle est selon vous l’autre ou les autres maison(s) d’édition qui vous font concurrence ?

Il y a très peu de sociétés comparables aux Éditions Usborne. En France, nous admirons surtout Gallimard et Auzou.

6. Avez-vous déjà été copié ? Si oui, qu’avez-vous fait ?

Beaucoup d’éditeurs copient nos livres parce que nous avons beaucoup de succès. Nous devons donc continuer à inventer constamment de nouveaux genres de livres dont personne n’a encore eu l’idée. C’est très difficile, mais nous nous débrouillons bien.

7. Dans quelles langues êtes-vous traduit ?

Nos livres sont traduits dans plus de 100 langues étrangères, et on trouve les livres d’Usborne dans presque tous les pays du monde.

8. Quels sont les pays dans lesquels vous rencontrez le plus de succès ?

La Grande-Bretagne, les États-Unis et les grands marchés européens. La France est l’un des marchés sur lesquels nous avons le plus de succès.

9. Quels sont vos objectifs ?

Nous voulons publier les meilleurs livres pour enfants du monde et nous lancer petit à petit dans des domaines autres que les livres, par exemple les kits, les jeux et les jouets.

10. Quelles sont les différentes étapes avant la diffusion d’un livre ?

– Trouver une bonne idée de livre

– Fabriquer une maquette de couverture pour le livre

– Montrer la maquette à nos clients étrangers au salon du livre de Francfort

– Si l’idée leur plaît, prévoir le contenu et l’aspect intérieur du livre

– Rédiger le contenu avec l’aide d’un expert et trouver des illustrateurs pour dessiner les images

– Envoyer le texte et les illustrations à un imprimeur, en Chine

– Trois mois plus tard environ, à l’arrivée des livres imprimés, les envoyer aux librairies qui les ont commandés après avoir reçu la visite de nos représentants

– Si tout va bien, réimprimer le livre en anglais, en français, en allemand, en espagnol et dans beaucoup d’autres langues

11. Travaillez-vous toujours avec les mêmes auteurs ou illustrateurs ? Si oui, pourquoi ?

Non, nous recherchons toujours de nouveaux illustrateurs. Évidemment, si l’un de nos employés écrit un très bon livre, nous lui demandons d’en écrire d’autres.

12. Comment arrivez-vous à renouveler vos idées ?

C’est très difficile. Cinq ou six fois par an, nous demandons aux 15 personnes les plus importantes des Éditions Usborne d’assister à une réunion sur une journée. Nous discutons de tout ce qui se passe dans le monde, de ce qui a changé, des livres qui se sont le mieux vendus, des réactions de nos clients, etc. Avec un peu de chance, chacune de ces réunions débouche sur une centaine de nouvelles idées d’ouvrages. Tout le monde est très fatigué à la fin de la journée. C’est la chose la plus dure que nous ayons à faire pour continuer à réussir dans notre domaine.

13. En combien d’exemplaires paraissent vos livres ?

C’est pratiquement impossible à dire, car nous produisons des livres pour de très nombreux marchés, tous différents. Si je devais hasarder un chiffre, je dirais que, pour un livre qui marche bien, nous imprimons environ 100 000 exemplaires la première année.

14. Êtes-vous, en publiant, sensible au respect de l’écologie ?

Je l’espère et je pense que nous le sommes effectivement. Le papier que nous utilisons vient d’arbres de forêts « gérées durablement ». Nous essayons aussi de recycler le plus possible.

15. Rencontrez-vous votre public ? Êtes-vous sensible à son avis ?

Je ne le rencontre pas aussi souvent que je le souhaiterais. Je pense que, si nous avons du succès, c’est surtout parce que je me rappelle très bien mon enfance, parce que j’ai adoré, et que j’adore toujours, être papa (et aujourd’hui papi !), et enfin parce que beaucoup de mes employés ont eux aussi des enfants. Nous devons nous fier à notre instinct beaucoup plus qu’à d’éventuelles recherches. Mais je ne pense pas que les enfants changent beaucoup d’une génération à l’autre.

16. Testez-vous d’abord les livres dans votre entourage ?

J’aimerais bien, mais nous n’avons jamais trouvé un bon moyen de tester les livres. Le problème, c’est qu’on ne peut pas tester un livre qui n’est pas fini, pas imprimé. Et une fois qu’il est fini et imprimé, c’est trop tard.

 

Un grand merci à lui et à Nathalie 🙂

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04/14/15

Une illustratrice répond à des élèves

Prenez une classe peu motivée -pour la plupart des élèves  ; d’autres débordant d’imagination et de dynamisme- et proposez-leur des projets différents. Résultat : une vraie cohésion et une très nette amélioration de la motivation.

Je remercie, que dis-je, nous remercions très chaleureusement Hélène Canac.

Voici notre interview :

Interview d’une illustratrice : Hélène Canac

Combien de temps vous faut-il pour réaliser une illustration ?

C’est extrêmement variable, ça peut aller de 30 minutes à 5h suivant la complexité, le nombre de personnages, de détails, si c’est en couleur ou non… C’est impossible de répondre précisément à cette question.

– Y a-t-il des genres de livres que vous préférez illustrer ?

Rien en particulier, la diversité des thèmes abordés et des genres me permet de ne pas trop tourner en rond dans mon travail, de découvrir de nouvelles choses et de tester de nouvelles choses aussi.

Avez-vous déjà refusé d’illustrer des livres ?

Oui ça m’est déjà arrivé, essentiellement par faute de temps.

– Combien de recueils, à ce jour, avez-vous illustrés ?

Euh… honnêtement je n’en ai aucune idée ! J’ai fait des choses assez variées, allant de boîtes de jeux, aux romans, en passant par l’illustration de presse, d’objets… je ne compte pas vraiment.

– Travaillez-vous spécialement pour une maison d’édition ?

Non, et je pense que dans ce métier ce serait assez difficile de se restreindre à une seule maison d’édition. C’est un métier très précaire, sans aucune certitude de ce que demain sera fait, ça serait se mettre en danger que de travailler exclusivement pour une maison.

– Travaillez-vous pour des maisons d’éditions situées à l’étranger ?

ça m’est arrivé une fois, avec une maison suisse, ça n’a pas été une bonne expérience. Mais je reste confiante pour l’avenir.

– Avez-vous pris des cours de dessin ? suivi une formation particulière ?

Je n’ai pas suivi de formation liée particulièrement à l’illustration, mais j’ai quand même suivi un cursus lié à l’image, en graphisme, publicité puis ensuite en cinéma d’animation. J’ai donc eu des cours liés à la couleur, la composition, la narration de l’image… ce qui m’a énormément aidé pour développer mon métier d’illustratrice.

– Avez-vous une technique de dessin préférée ?

Je travaille essentiellement en numérique, c’est rapide et pratique, on peut corriger facilement, mais depuis peu je me remets à l’aquarelle et c’est vrai que cette technique est très agréable et ça fait du bien de changer un peu de temps en temps.

– Lisez-vous des livres ? Quel genre ?

Quand j’arrive à trouver du temps, oui, j’adore lire. Essentiellement des thriller et romans policiers, j’adore essayer de trouver l’assassin avant la fin du roman (même si finalement il est très rare que je devine!!) Je lis aussi pas mal de romans typés « ado » du type Harry Potter, Hunger Games… histoire d’être à la page 🙂

– Avez-vous des contacts particuliers avec les auteurs ? ont-ils un droit de regard ? certains ont-ils refusé des dessins ?

La plupart du temps non, je n’ai pas de contact particulier avec l’auteur si c’est la maison d’édition qui vient me chercher. Si c’est l’auteur qui fait la démarche, là forcément, on apprend à se connaître! Si certains ont refusé mes dessins, je ne suis pas au courant, mais j’imagine que ça peut arriver.

– A quel âge avez-vous commencé votre métier ? qui vous a donné votre chance ?

J’ai commencé à 25 ans (j’en ai 31), et c’est Milan Presse pour le magazine JULIE qui m’a donné cette opportunité de me lancer dans le métier ! je ne les remercierais jamais assez, parce qu’à l’époque c’était pas terrible ce que je faisais!

– Quel livre le plus vendu avez-vous illustré ?

Ce n’est pas un livre, mais une boîte de jeu Quiz édité chez Larousse qui s’est le plus vendue.

– Lisez-vous les livres en entier avant de les illustrer ?

Oui. C’est quand même plus pratique pour savoir quoi illustrer. Je le lis en entier une première fois et ensuite je relis au fur à mesure que j’illustre.

– Peut-on vivre de l’illustration ? ou faut-il exercer un autre métier ?

Je pense qu’on peut en vivre, mais il ne faut pas avoir peur de devoir manger des pâtes certains mois. Pour ma part je fais un autre métier à côté, même si ce n’est pas toujours évident de gérer les plannings, je préfère avoir une sécurité financière.

 

Pour en savoir plus sur Hélène et son travail, allez vite sur : www.helenecanac.fr

Réalisation des 5°2