06/20/17

On se l’arrache déjà / à avoir près de soi

Passionnant, ce livre à succès qui traite d’un sujet qui nous concerne TOUS : Internet.

Sait-on seulement ce qui se passe derrière ? Sait-on seulement de quoi l’on parle lorsqu’on parle de « piratage », « diffusion de logiciels vérolés », « collectes de données personnelles »,… ? Est-ce que les hackers sont des criminels ? Que se cache-t-il derrière le « Darknet »?

Experte en gestion des risques et des crises, Rayna Stamboliyska sait indubitablement de quoi elle parle. Ses propos sont clairs, ses analyses pertinentes. Dans ses lignes, pas de tabous : sont évoqués tour à tour le rôle présumé de la Russie dans certaines affaires politiques, les problèmes que pose le vote par Internet, les révélations de Snowden, le doxxing, le revenge porn, Anonymous…

Nul ennui en perspective, ce livre se dévore.

Sommaire :

  1. Le côté obscur de la force : piratages et malveillance connectée. Comment se fait-on pirater ? Quelles sont les différents types de menaces ?
  2. La figure du « hacker » : les bons, les brutes et les Anonymous. 50 nuances de hacker : Qu’est-ce qu’un black hat, un white hat, un troll ? Comment ont-ils évolué avec les événements politiques et sociaux ? Du troll à l’hacktiviste. Le lanceur d’alerte : justicier ou traître ?
  3. Le darknet n’existe pas. Où est le darknet ?

 

***********

Un petit livre à avoir près de soi, histoire d’enrichir son vocabulaire

J’aime la maquette claire, colorée et aérée.

J’aime ces petits encadrés qui évoquent les difficultés les plus courantes de français : rigoureux/rigorisme, les 2 conjugaisons de faillir, débattre de qqch ou qqch ? …

J’aime le format poche et la couverture souple.

J’aime le prix tout doux : 4.50 €

Et suis bien déterminée à découvrir les autres titres !

Editions Larousse

01/30/13

Un grand moment de cinéma sous la bienveillance de Molière.

Alceste-a-Bicyclette_portrait_w193h257Peut-être est-ce parce que l’hiver dure toujours trop longtemps à mon goût et que la froideur de cette saison semble tout assécher, que j’ai envie de beau, de vrai, de sincère.
C’est donc dans la douce chaleur d’une salle de cinéma que je me suis offert un moment ô combien régénérant.
«Alceste à bicyclette».
 Il incombait à Luchini et à Wilson une lourde tâche : me sortir de cette torpeur hivernale.
Foin de théâtralité, d’un certain nombrilisme bourgeois ! Qu’ils se débrouillent, je voulais m’évader, m’émerveiller, aimer.

Synopsis :

Au sommet de sa carrière d’acteur, Serge Tanneur, las et fatigué d’un métier où tout le monde trahit tout le monde, s’est retiré. Il vit en ermite dans une maison délabrée sur l’Île de Ré. Trois ans plus tard, Gauthier Valence, un acteur de télévision au sommet de sa gloire, abonné aux rôles de héros au grand coeur, débarque sur l’île. Il vient retrouver Serge pour lui proposer de jouer «Le Misanthrope» de Molière. Serge n’est-il pas devenu une pure incarnation du personnage d’Alceste ?…
Le scénario de ce film offre aux deux acteurs –dont on connaît l’amour pour la langue française- des dialogues brillants dont ils se régalent, parfois jusqu’à l’ivresse. Les mots crépitent comme des feux d’artifice, leur jubilation est contagieuse. En toile de fond, une douce réflexion sur le métier d’acteur, l’amour et l’hypocrisie des hommes.

Une comédie fine et élégante, pleine d’esprit et de bons mots. Tout ce dont j’avais besoin !