05/5/17

Une sortie théâtre pour les 9-12 ans

Actuellement à l’affiche au théâtre Montansier.

Une jolie façon de découvrir un des plus vastes et des plus célèbres poèmes mythologiques de l’Antiquité : Les métamorphoses.

5 récits sont présentés :

–  La transformation d’Io

–  Comment Phaéton voulut transporter le soleil

–  Dryope et Lotis

– Athamas et Ina / Tisiphone et l’Hadés

–  Le déluge / Pyrrha et Deucalion

Sur scène, deux acteurs qui ont un charisme et une voix qui nous captivent, qui ont beaucoup de plaisir à jouer et c’est communicatif, notamment lorsqu’ils interpellent le public.

Un décor sobre aux quelques effets efficaces et intelligents.

Une mise en scène élégante.

A découvrir !

01/26/17

A l’affiche de Montansier,

une pièce écrite par Marivaux, juste après la crise de John Law de 1720.

 

L’intrigue de la pièce n’est pas sans rappeler certaines comédies de Molière. Une comédie acide au ton corrosif.

L’Héritier de village met en scène un paysan, Blaise, qui hérite de façon inattendue d’une considérable somme d’argent. Au lieu d’en profiter, il décide, sur les conseils d’un banquier, de la placer. Riche, il adopte dès lors un nouveau comportement qui « sied à sa nouvelle position sociale ». Bien vite, la noblesse désargentée accourt, se proposant, pour recouvrer leur fortune, d’épouser fils et fille du nouveau riche. Juste avant les réjouissances, arrive une lettre annonçant que le banquier, chez lequel était placé l’héritage, s’est enfui avec l’argent. Aussitôt la noblesse de tirer sa révérence ; il n’est plus question de mariage… 

À la fois sobre et symbolique, la mise en scène de Sandrine ANGLADE permet au spectateur d’osciller entre passé et présent. Si le langage est celui du XVIIIème siècle, le décor, quant à lui, fait fortement référence au présent : amas de vêtements d’aujourd’hui, machine à laver… et, aux côtés des comédiens, deux musiciens, Arnaud Pilard et Romain Guerret, membres tous deux du groupe Aline. Munis de leurs guitares, ils ponctuent les scènes de morceaux métissant avec brio vieille chanson profane, chanson paysanne, et une modernité pop.

Le jeu des acteurs s’adapte bien à la farce de l’intrigue.

Fable sur l’argent-roi, cette pièce, rarement jouée et peu goûtée de son temps, est d’une évidente actualité !

 

 

04/20/16

Le drame conjugal d’Edward Albee revisité

Qui a peur de Virginia Woolf ?Qui-a-peur-de-virginia-woolf_slideshow

 

Sans en avoir prévenu George, son mari, Martha invite, à l’issue d’une soirée déjà bien arrosée, un jeune couple. L’alcool aidant, une scène de ménage éclate : George et Martha se déchirent. Pas de pitié, pas de pudeur. Les mots claquent. Dans cette atmosphère délétère, les jeunes mariés finissent par dévoiler, à leur tour, leurs petits secrets inavouables… 

Un huis clos grinçant, admirablement bien joué, qui dresse le portrait au vitriol de la petite bourgeoisie américaine et de ses hypocrisies sociales et conjugales.

Une joute oratoire qui nous scotche dans nos fauteuils, car c’est bien la langue qui est au centre de la pièce.

Amour mort, ambitions déçues, vanité … : le conflit nous est contemporain.

Une atmosphère lourde et suffocante qui nous étreint. Il arrive qu’on rie, mais c’est d’un rire amer.

La névrose et la folie ne sont pas loin, resserrées par un décor et une mise en scène, très dépouillés.

Une pièce d’une résonnance toute particulière qui n’est pas sans nous laisser de marbre !

 

Mise en scène Alain Françon

Avec Dominique Valadié, Wladimir Yordanoff, Pierre-François Garel et Julia Faure

Cinq nominations aux Molières 2016

 

 

N.B : une adaptation d’une pièce contemporaine, interprétée également au cinéma par Elizabeth Taylor et Richard Burton (à voir !)

 

 

10/16/15

La magie du théâtre !

 

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Les Heures souterraines, pièce adaptée du roman de Delphine de Vigan

 

Mise en scène par Anne Kessler, de la Comédie-Française, cette pièce est épatante.

Entre audace et soumission, Anne Loiret est délicieusement émouvante dans ce rôle de working girl mise au placard.

Thierry Frémont semble même incarner son propre personnage, dire sa vérité et ses doutes.

Les deux acteurs sont magnifiques de justesse, d’humanité et de simplicité.

Un théâtre alerte, rythmé par des jeux de décors extraordinaires -des compositions inattendues-, où les silences dissimulent des gouffres de tristesse et de solitude.

 

Au théâtre Montansier encore ce soir !

 

06/26/15

Marie, j’adôôôre !

 

Un rendez-vous  à ne manquer sous aucun prétexte !

Un des plus incroyable et puissant moment de théâtre de l’année.

Un choc visuel et émotionnel !

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Pour incarner la célébrissime reine d’Angleterre -surnommée la Sanguinaire-, il fallait, bien sûr, une comédienne formidable ; jusqu’au moindre geste, jusqu’à la moindre intonation, Cristiana Reali est crédible.

La mise en scène tour à tour classique ou décalée -toujours intelligente- permet aux différents interprètes de donner l’étendue de leur vaste palette.

Car oui, la scénographie signée Alain Lagarde est époustouflante, renforcée par des chansons -« John & Mary » de Brian Ferry, entre autres- et un décor symbolique.

L’adaptation du texte est forte, dense, serrée ; la direction d’acteur très puissante.

Deux heures qui passent comme un souffle et mêlent avec force le combat de la raison à celui de la passion.

 

Je ne peux conclure sans citer l’auteur :


« Il y a deux manières de passionner la foule au théâtre : par le grand et par le vrai. Le grand prend les masses, le vrai saisit l’individu. Le but du poète dramatique doit donc toujours être le grand comme Corneille ou le vrai comme Molière ; ou mieux encore et c’est ici le plus haut sommet où puisse monter le génie, d’atteindre tout à la fois le vrai et le grand, le grand dans le vrai, le vrai dans le grand comme Shakespeare le fait. Marie Tudor est un effort de plus vers ce but rayonnant. Quelle est en effet la pensée que je  tente de réaliser dans Marie Tudor ? Une Reine qui soit femme. Grande comme Reine. Vraie comme Femme. »

Victor Hugo, 17 Novembre 1833

Un plaisir à ne pas bouder !

Théâtre Montansier, ce soir à 20h30 ou demain à la même heure.

06/21/15

Beaucoup d’applaudissements pour une belle réalisation

17 comédiens, 3 heures de bonheur !

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Synopsis :

L’histoire se passe en Sicile dans la ville de Messina. Le gouverneur Leonato reçoit le prince d’Aragon, son frère Don Juan et deux gentilshommes, Claudio et Benedict. Si ce dernier jure qu’il restera célibataire toute sa vie, Claudio, quant à lui, tombe amoureux de Hero, la fille du gouverneur. 
Mais le fourbe Don Juan veut empêcher ce mariage. Il persuade Claudio et le prince que Hero est amoureuse d’un autre homme. Le jour du mariage, Claudio accuse ouvertement la jeune femme de la tromper. Hero s’évanouit et seuls restent sur place le prêtre, Béatrice, Benedict et Léonato. Le prêtre suggère que Hero soit déclarée morte jusqu’à ce que son honneur soit blanchi…

Les différents registres de cette comédie « romantique » surprennent agréablement plus d’une fois.

L’astucieuse construction et les nombreux rebondissements font mouche. Musiques, danses, interpellation du public, personnages hauts en couleur font naître un spectacle vivant, plein de gaieté.

Les dialogues sont percutants, truffés de traits d’esprit. Les acteurs jouent et jouent à jouer. Jusque dans les plus petits rôles, les personnages ont une épaisseur, une vérité, une vraie puissance d’incarnation.

Bravo à cette distribution épatante !

Du grand théâtre, intelligent.

Un spectacle grandiose !

05/29/15

Au théâtre ce soir !

 

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L’affrontement est une pièce écrite par l’Américain Bill C.Davis, jouée pour la première fois, il y a 17 ans par Jean Piat et Francis Lalanne. La version donnée, ce soir encore, au théâtre Montansier (Versailles) est interprétée par Francis Huster et Davy Sardou. La nouvelle adaptation est signée par Jean Piat et sa fille Dominique.

Synopsis : Tim Farley, vieux prêtre « à l’ancienne », aimé de ses paroissiens, se voit confier, par son supérieur hiérarchique, la responsabilité de former Mark Dolson, jeune séminariste tout fou, plein de cet idéal qui lui donne à croire qu’il pourra aisément faire progresser l’Eglise sur des sujets tels que le sacerdoce des femmes, la position de l’Eglise face à l’homosexualité, le célibat des prêtres, le poids de la hiérarchie dans l’Eglise. Pendant une heure et demie, les deux hommes s’affrontent entre conversations et sermons aux paroissiens. Et chacun d’évoluer peu à peu en appréciant l’autre de manière sincère et fraternelle. 

On se prend immédiatement d’empathie pour ces deux personnages très attachants.

Les deux acteurs ont des rôles dans lesquels ils ne peuvent qu’exceller : Francis Huster en ecclésias­tique sûr de ses convictions, fervent et alcoolique  ; Davy Sardou en séminariste révolté contre une Église austère.

Les dialogues sont percutants, truffés de traits d’esprit ; certains propos ont, au vu de défis sociétaux actuels, une résonance particulière.

La mise en scène est pleines de petites trouvailles : elle nous surprend et donne un vrai rythme à la pièce.

Du grand théâtre, intelligent, qui nous raconte une histoire passionnante : celle de l’amitié de deux hommes que tout opposait

 

Pour l’anecdote : en fin de représentation, j’ai abordé un prêtre, accompagné d’un séminariste. A la question : « Comment avez-vous trouvé la pièce ? », il m’a répondu : « Nous avons beaucoup ri, mon séminariste et moi. C’est assez bien vu. »… 🙂

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Une invitation pour les Versaillais :

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02/6/15

Courez découvrir ce spectacle épatant aux répliques affutées

Une amoureuse de l’amour entraîne son mari et son amant dans un irrésistible tourbillon.

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Cette comédie hilarante et émouvante, écrite par André Roussin et mise en scène par Bernard Murat, est une réflexion pertinente sur le bonheur, le couple et le temps qui passe.

Dès le lever du rideau, le décor -une chambre ambiance Japon- donne le ton. Les premiers dialogues presque cyniques font déjà sourire, et très rapidement l’histoire s’installe dans une succession de jeux de mots, de malentendus et de quiproquos : les acteurs -une belle distribution-  s’amusent, et nous aussi.

Trois actes pour trois fois plus d’humour. Chaque entrée en scène d’un personnage nous laisse deviner un nouveau rebondissement, et, que l’on s’attende à la situation qui « s’aggrave », ou que l’on soit pris de court par une réplique inattendue, on n’est jamais déçu ; de nouveau on éclate de rire, d’un rire franc et on en redemande.

Cette pièce rythmée par autant de tableaux que d’événements est admirablement interprétée : on sent les acteurs vraiment en place et leur plaisir de jouer est largement partagé par un public conquis.

Au tombé du rideau, la prestation a, d’ailleurs, été saluée comme il se doit : par des applaudissements nourris.

Une vraie réussite à aller voir sans tarder.

Auteur : André Roussin
Artistes : Mathilde Seigner, François Berléand, François Vincentelli
Metteur en scène : Bernard Murat

 

Encore une fois, merci au théâtre Montansier pour cette belle programmation.

Merci, Clémence 🙂

01/11/15

Une heure et demie où l’on a son content de théâtre

Faute de pouvoir m’y rendre avec ma classe -plan Vigipirate oblige-, c’est en famille que nous nous sommes donc rendus, hier soir, au théâtre Montansier, voir Le Misanthrope. Et bien nous en a pris !

Je remercie, tout d’abord, l’accueil de Madame Geneviève Dichamp – directrice du théâtre -, qui a pris notre petite Blanche sous son aile pour lui expliquer ce qu’elle allait voir -chose que je n’avais pas faite !

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La mise en scène de Michel Fau révèle une remarquable intelligence du texte et une éblouissante direction d’acteurs. Le spectacle est inondé de fraîcheur, de vivacité et de jeunesse. Les comédiens de la troupe -authentiques acteurs- font de ce chef-d’œuvre une sorte de symphonie dont les aigus et les graves s’harmonisent avec une grande délicatesse, épousant au plus près les subtils mouvements de l’amour que dessine la comédie, sans négliger le contexte social dans lequel la pièce s’inscrit.

La tonalité est d’une justesse parfaite, d’une beauté grisante : une langue fluide et vive, une langue pour la simplicité et pour le sublime, une langue concrète et lestée de mille et une significations secrètes.

Un spectacle enchanteur dans un décor époustouflant.

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Un grand bravo à ces artistes -Julie Depardieu, Michel Fau, Edith Scob, Jean-Pierre Lorit, Jean- Paul Muel, Laure-Lucile Simon, Roland Menou, Frédéric le Sacripan- qui ont divinement joué, nous faisant oublier, le temps d’une soirée, les tragiques événements qui ont secoué notre société. Une manière de dire NON à la peur qui pourrait être la nôtre ; une manière de crier que la vie est aussi RESISTANCE !

11/23/14

Un spectacle à ne pas manquer !

Avant d’aller faire mon petit tour au Salon du livre de Versailles, j’ai fait un détour -avec mon club  « Au théâtre ce soir »  du collège- par le théâtre Montansier pour aller voir ce spectacle :   LES PALMES DE M.SCHUTZ    12-Les-Palmes-de-M.-Schutz-©-Franck-Harscouët

Rodolphe Schutz, directeur de l’école de physique et de chimie de la ville de Paris, rêve d’avoir les palmes académiques. Pour mettre la pression sur Pierre Curie et Gustave Bémont, professeurs et chercheurs de l’école, il introduit dans leur laboratoire une jeune et brillante étudiante polonaise : Maria Sklodowska. Le couple Curie constitue un cas unique, au-delà de leur inestimable contribution scientifique, il reste le seul homme et la seule femme ayant gravi, main dans la main, à égalité de mérite, la pyramide du génie. Loin de l’image de morts-vivants austères et ascétiques inventant la radioactivité dans l’atmosphère toxique d’un hangar à l’écart du monde, ils sont l’un et l’autre des êtres de chair et de sang ayant pêle-mêle du génie, de l’enthousiasme, de l’humour, des enfants, des ennuis et des bicyclettes !

  A travers un récit tout en surprises et suspense, aventures et amours, Gérard Caillaud créé un spectacle redoutablement intelligent, drôle, et surtout trépidant et instructif. Sa mise en scène est réglée au cordeau, ne laissant jamais place à l’à peu près. Les jeux de mots, les clins d’œil, les gags s’enchaînent à merveille. Pour que tout cela tienne debout, il faut des acteurs doués et inspirés. La distribution est parfaite ! Le décor est magique ! BRAVO pour ce formidable exploit d’avoir donné l’illusion d’une vraie rue en arrière-plan. C’est truculent. C’est tout simplement merveilleux. Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire ! En tout cas, mes 20 élèves ont aimé, de même que mon collègue professeur de physique-chimie qui, évidemment, était comme un poisson dans l’eau ! Merci à lui de nous avoir accompagnés ! Paroles d’élèves :

« C’était une histoire longue, merveilleuse et hilarante du début à la fin », Romin, 12 ans.

« Venir au théâtre est une belle expérience », Richard, 12 ans.

« C’était drôle et compréhensible », Léa, 12 ans.

« J’ai aimé les mimiques des personnages », François-Marie, 12 ans.

« J’ai aimé les successions des scènes et la musique entre chacune d’elles », Marie-Alix, 11 ans.

« Le décor était fabuleux », Clémence, 12 ans.

« Un émerveillement cocasse, éblouissant par sa fantaisie », Valentin, 14 ans.

« J’ai adoré partager ce moment avec des amis », Audrey, 13 ans.

« Le jeu de scène était magnifique et les acteurs correspondaient parfaitement aux personnages », Marie-Alix, 13 ans.

La bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=uLhnC38fODQ

LesPalmes-IMG_2775-Franck-Harscouët-100x100LesPalmes-IMG_2733-Franck-Harscouët-100x100 Photos diffusées avec l’autorisation du théâtre Montansier – Franck Harscouët