10/20/15

Parce que l’histoire de France s’écrit aussi au féminin !

Voici un ouvrage qui tient les promesses de son titre car, oui, on découvre le vrai visage de ces reines dont les noms ont marqué nos leçons d’histoire.

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Racontée dans un ordre chronologique, chacune de ces reines fait l’objet d’une double page.

Narrées dans un style très vivant, les narrations, détaillées, permettent de mieux saisir la finesse et l’intelligence de ces femmes très exposées. La plongée au cœur des intrigues de Cour et des enjeux politiques entraîne la découverte d’un monde plutôt dur marqué par les rivalités, les stratégies, les guerres…

En marge, pour compléter et étayer ces tranches de vies, des informations complémentaires offrant une très bonne introduction à l’Histoire : la répudiation, le sacre, les cathares, les croisades…

Les illustrations ont beaucoup de charme, mêlant iconographie de qualité et détails modernes.

Un recueil tout bonnement génial qui se lit comme un roman

A offrir dès 7 ans mais se déguste aussi adulte !

Une belle réussite, un vrai coup de coeur !

Editions Casterman

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Et pour poursuivre cette immersion, on peut retrouver Marie-Anne dans une nouvelle aventure où fiction et histoire se rejoignent

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Depuis l’arrivée de la reine de Pologne à Saint-Germain, Marie-Anne ne cesse de se poser des questions : pourquoi cette reine étrangère n’est-elle pas la bienvenue à la cour ? comment cette Française qui n’est pas même une princesse a-t-elle pu devenir l’épouse du roi de Pologne ? …

Rivalités, intrigues et complots attendent l’intrépide jeune fille.

Un récit plaisant émaillé de délicieux portraits de Cour, dans lequel on apprend une multitude de détails sur la vie à Versailles : certaines règles du protocole, les étiquettes, les attributions…

10/13/15

Une agréable ballade musicale

Un grand merci aux éditions Buchet.Castel -sans oublier mon partenaire Babelio– pour cet envoi.

 9782283027967FS

Des chapitres très courts organisent le texte d’une façon qui n’est pas totalement chronologique et proposent des éclairages sur des points précis, qui peuvent être purement musicaux, mais aussi psychologiques, littéraires, voire sociologiques. En effet, tout au long de l’ouvrage, on trouve des indications sur la formation, les lectures et les rencontres du compositeur ; on découvre entre autres que la carrière de Schubert a commencé très tôt puisqu’à seize ans, il a déjà composé une cinquantaine d’œuvres. L’ensemble de ces informations aide à mieux appréhender l’homme : que connaissait-il ? quel regard portait-il sur les œuvres (littérature, chant…) contemporaines ? quelles relations entretenait-il avec les autres ?…

Cette biographie éclairée et éclairante d’Olivier Bellamy -que l’on peut retrouver tous les jours, sur Radio Classique, entre 18h et 19h, pour son émission “Passion Classique”- est un récit dense et émouvant, rempli de tendresse pour ce personnage hors du commun, ne négligeant rien de ses grandeurs mais aussi de ses faiblesses.

Rarement une biographie m’aura autant donné envie de revenir à la musique.

Il serait fort dommage de passer à côté de si bonnes pages, d’un texte aussi enlevé, vivant et instructif !

 

“Que mes productions soient le reflet de mes connaissances musicales et de ma douleur ” – Schubert

 

05/7/15

Une petite maison d’édition à découvrir

Un énorme coup de cœur pour cette maison découverte il y a peu :

logo les éditions du mercrediMaison d’édition indépendante créée en 2014.

 

La collection Philoménale -je vous laisse apprécier le jeu de mots- propose de suivre Philomène et son chat, lors de promenades, à travers les bois. Bois dans lesquels les protagonistes, attachants à souhait, rencontrent, dans chaque recueil, un arbre. S’ensuivent alors des récits empreints de sagesse et de tolérance, les albums égrenant les émotions nées de situations joyeuses ou plus tristes.

Sont abordés de nombreux thèmes :

– le droit à la différence

– les droits de l’homme

– la liberté

– l’école

– la joie, la tristesse…

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D’excellentes surprises !

On est d’emblée séduit par la qualité des textes  -des récits, poétiques, intégrant savamment de nombreux jeux de mots-, par les illustrations ensuite, douces et évocatrices, de facture naïve.

Des albums à large sourire qui apprennent aux enfants que se soucier d’autrui est indispensable au bonheur et que la différence est une richesse.

Des livres à méditer qui invitent le jeune lecteur à découvrir l’intelligence du cœur.

D’un esthétisme enthousiasmant, cette collection offre de jolies leçons de vie philosophiques.

De belles leçons aussi pour les parents !

 

N.B : je vous invite à aller sur le site de cette maison d’édition, vous y trouverez des fiches pédagogiques et plein d’autres belles surprises !

 

05/2/14

Le mot de la coach ; petites leçons d’optimisme

Comment recevoir le jugement des autres sans anxiété, colère ou tristesse ?

Que faire quand on vous juge ? Comment réagir quand vous êtes l’objet de reproches exprimés ou sous-entendus, de critiques, d’accusations, d’attentes ? (car les attentes sont aussi des jugements !)

La première chose est de les considérer comme des points de vue intéressants, ni plus ni moins. Un jugement n’a aucune réalité, aucune importance, aucune signification, et surtout, il n’a rien à voir avec vous !

Ensuite, quand on adopte le jugement de quelqu’un d’autre comme étant vrai et réel, on adopte aussi les pensées et les émotions de cette même personne, et c’est tellement intense qu’on a vraiment l’impression que c’est à nous. Stop ! Posez plutôt la question  “à qui est-ce que ça appartient ?” et retournez tout cela à l’envoyeur (même si vous ignorez qui il est précisément).

Enfin, posez la question suivante: “est ce que tout cela est pertinent par rapport à ce que je voudrais créer ?” ….. il y a de grandes chances que non…

Amusez-vous à pratiquer ces outils et dites-moi comment ils fonctionnent pour vous.

Annabelle

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Et pour continuer à se faire du bien, ce petit guide, édité par Larousse

optimismeL’auteur de ces Petites Leçons nous invite à revisiter, sous un angle résolument optimiste, toutes les pistes qui s’offrent à nous pour positiver et être heureux.

Il nous propose une véritable pédagogie du bonheur à adopter d’urgence.

Redécouvrons autrement les bienfaits du rire, de l’amour, du travail, de l’amitié, de l’empathie, du partage et de la créativité

Des petites leçons stimulantes, nourries et éclairées de la pensée des plus grands auteurs et philosophes : Socrate, Montaigne, Nietzche, Schopenhauer, Freud…

Le bonheur est entre nos mains !

04/30/14

Un livre qui fait du bien, c’est Marie qui le dit

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Voilà un livre qui fait du bien ! En nous narrant son histoire, Vuong Duy Binh -optimiste à tous crins- nous donne une belle leçon. “Je me lève tous les matins en me disant que je suis un homme heureux”
Vuong Duy Binh naît au Vietnam en 1968 d’un père et d’une mère d’origine chinoise. Et ce livre est son histoire, celle d’un bébé d’abord qui va vivre entre sa mère et son grand-père dans un quartier de Saigon, son père étant parti se cacher dans la jungle parmi les maquisards du Viêt-cong. Celle d’un jeune enfant ensuite qui va continuer de grandir entre les passages dans la jungle pour rejoindre son père et sa vie à Saigon jusqu’à la démission de Nguyen Van Thieu, le président du Sud. Son histoire devient alors celle de nombreux autres Vietnamiens qui vont vivre la désillusion du régime communiste fait de brimades, de dénonciations, d’exécutions sommaires, de tortures, de déportations… La famille de Vuong décide de le faire fuir avec un de ses cousins ; ses parents et sa sœur promettent de le rejoindre très vite.
Cet enfant de 10 ans va être boat-people, attaqué par les pirates, connaître les camps de réfugiés.  Il sera finalement secouru : la France sera sa terre d’accueil. Il va y grandir, y faire ses études et y trouver un emploi pour devenir aujourd’hui Directeur Marketing d’un grand groupe pharmaceutique. En France, il n’aura qu’un but faire venir ses parents, sa sœur et son frère auprès de lui à Paris. Cela sera sa plus belle réussite et sera chose faite en 1990. Il aura mis dix ans à réaliser son rêve.
Ce livre est particulièrement touchant par sa simplicité d’écriture et l’incroyable sagesse de son auteur : “dans la vie, j’ai toujours eu beaucoup de chance” , “je ne me plains pas puisque la vie m’a finalement gâté”.
J’ai bien sûr été particulièrement touchée par le lien entre cet enfant et sa mère car sa plus grande souffrance aura été d’être séparé d’elle pendant de si longues années. Son autre grande blessure n’aura-t-elle pas été l’indifférence de son père à son égard ; une indifférence qui sera en partie la cause de la séparation de Vuong et de sa mère. Un père qui aura tant fait souffrir sa mère et que malgré tout il accueillera en France…
Editions First
04/13/14

2 romans à découvrir, et c’est chez Mame

Voici le 2ème volet des Demoiselles de l’Empire et j’en connais qui vont être ravies !

9782728919277FS

Lorsque Blanche part pour la Prusse, en ce matin de mai 1814, elle a toutes les raisons de se réjouir : elle vient de retrouver son frère et, surtout, elle quitte la Légion d’honneur, cette pension dans laquelle elle n’a jamais été heureuse. Très vite pourtant, la jeune fille se heurte à l’hostilité de la société prussienne et à l’indifférence de son frère…

Dans cette 2ème aventure, le lecteur est transporté dans la France et la Prusse du XIXème siècle, alors que l’empereur a été destitué et que les blessures de la Révolution ne sont pas encore fermées. Toutes les différentes facettes de la société de l’époque sont brillamment dépeintes et cette plongée dans cette période politiquement confuse s’avère étonnante d’authenticité.

Amour, honneur, richesse, tels sont les maîtres mots de ce récit à l’intrigue encore une fois rondement menée, que sert une écriture d’une rare finesse.

Blanche, l’héroïne principale, tient à la fois de la princesse et de l’aventurière, ce qui ne manque pas de séduire les lecteurs, facilement entraînés dans le tourbillon de l’action. Attachante, elle fait preuve de qualités exceptionnelles face au devoir.

L’ illustration de couverture est à l’image de l’héroïne : pleine de noblesse et de délicatesse.

Un délicieux roman à l’issue heureuse qui plaira plus particulièrement aux jeunes filles.

Une lecture divertissante et enrichissante qui offre d’aborder l’Histoire au moyen d’une identification romanesque pour le moins réussie.

248 pages

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Un charmant petit roman d’une infinie tendresse :

 9782728919550FS

Dans sa course vers l’école des anges gardiens, Tirdel se froisse une aile et rate un nuage. Il atterrit dans un arbre, face à la fenêtre de la chambre d’Albin : un petit garçon dont il se trouve être l’ange gardien…

De par l’utilisation d’une police généreuse, ce roman au style littéraire simple et humoristique est bien adapté aux lecteurs débutants qui apprécieront de lire un texte court, des phrases subtilement construites avec quelques jeux de mots.

Le récit, plein de rebondissements, nous entraîne avec plaisir dans cette lecture offrant une réflexion intéressante sur l’humilité qu’il y a à demander de l’aide.

Les quelques illustrations, fines et expressives, complètent parfaitement le texte.

 Une petite composition savamment orchestrée, pleine d’humour, et de bon goût !

Un coup de cœur !

63 pages

 

 

12/18/13

Belle & Annabelle

Il ne vous aura pas échappé qu’aujourd’hui, sort sur les écrans “Belle et Sébastien”, l’occasion de relire ma chronique du 13 novembre : http://www.espritlivres.karamako.net/?m=20131113

 

 

L’occasion est trop belle… je vous glisse un mot d’Annabelle, mon amie coach qui, de temps à autres, nous livre ses recettes du mieux vivre.

 

Cette impression que notre vie n’a pas vraiment de sens, que nous courons dans une direction de façon automatique, que nous subissons les situations, les autres…est réelle.

Et depuis quelque temps cette sensation d’asphyxie, de robotisation de nos existences est plus forte encore. Que se passe-t-il vraiment ?

Nous nous remplissons, du lever jusqu’au coucher, d’énergies qui ne nous appartiennent pas. Comment cela ? Les pensées et les émotions sont de l’énergie, comme la médecine quantique l’explique très bien, et Einstein depuis déjà longtemps. Ainsi, quand nous démarrons notre journée (donc notre vie au présent), et que nous allumons la radio ou la télévision pour nous « réveiller », nous accompagner dans ce début de parcours du combattant bien souvent, nous laissons entrer un flot de messages extérieurs, constitué de pensées, jugements, opinions, avis et des émotions qui en découlent (colère, peur, tristesse, honte, etc.). Nous démarrons, non pas par nous alléger, nous ressourcer, mais par nous remplir d’énergies qui ne sont pas à nous, mais qui vont rester en nous, puisque nous n’en sommes pas conscients (plus maintenant).

Vous savez cela, vous savez que vous ressentez de la peur et que votre corps se contracte en entendant les dernières nouvelles, que ce soit des catastrophes écologiques, sociales, humaines, de santé ou même des analyses économiques, sur l’emploi et le pouvoir d’achat. Vous ne pouvez pas empêcher cela: vous captez, vous aspirez toutes ces énergies de peur (le plus souvent), et vous les gardez en vous toute la journée, en essayant « d’y faire quelque chose »: mais que pouvez-vous faire de qqch qui n’est pas à vous ?

Ensuite, vous allez travailler, ou faire des courses, ou vous restez chez vous et écouter à nouveau des émissions, lisez des fictions: vous vous remplissez à nouveau d’un nombre incalculable de choses qui vous sont extérieures et que vous allez conserver.

Cette sensation de trop-plein de nos existences, c’est simplement cela. Je dis simplement, car une fois qu’on l’a compris et identifié en situation, et surtout qu’on teste le vide: c’est-à-dire pendant 7 jours ne plus allumer la radio, la télévision ni lire les journeaux, on retrouve très vite sa capacité à se « ressourcer ».

Se ressourcer, c’est revenir à la Source: celle-ci n’est ni aux Maldives, ni à la montagne, ni dans un paquet de cigarettes, ni dans un cocktail, ni dans un restaurant luxueux, ni dans des objets. Nous sommes la Source. Rien n’est extérieur. Il n’y a rien à atteindre. Seulement ce retour à soi que nous pouvons décider de faire. Et qui se fait comme un élagage, un défrichage de tout ce qui recouvre cet espace en nous de vide, de paix, de joie. Là se trouve toute notre intuition, notre créativité, notre potentiel illimité. Oui, je dis bien illimité.

Il s’agit donc d’être un bon jardinier pour soi-même et d’arracher, à chaque fois qu’elles repoussent, les mauvaises herbes qui recouvrent notre terrain, puis d’utiliser des tactiques douces et respectueuses qui permettent à ce terrain de ne plus être fertile pour ces mauvaises herbes. Les Barres d’Access sont un procédé énergétique qui permet notamment cela.

C’est donc un nouvel art de vivre sa vie: ne plus remplir, ne plus laisser ouverte toutes nos portes, vider, désencombrer le trop-plein de pensées et émotions qui nous ont pendant longtemps ensevelis, sous couvert d’être « au courant », informé, éclairé, bon citoyen, « normal », surtout pas un ermite, un être asocial, qui ne sait pas ce qui se passe autour de lui. Vous êtes au courant de tout, très au fait des domaines qui comptent pour vous: vous sentez-vous plus léger ou est-ce lourd ? Vous sentez-vous exister dans la fluidité, l’authenticité ou avez-vous souvent l’impression de subir votre vie, ou certains aspects de votre vie, sans marge de manœuvre ?

Faites l’expérience, sevrez-vous des messages extérieurs: prenez-le comme un jeu ! Une semaine ne va pas faire de vous un illuminé dans sa grotte. Mais elle peut changer profondément votre façon de fonctionner et de vivre votre existence.

Et si vous retrouviez du temps, de l’espace, du calme intérieur, de la clarté mentale ? Et si vous pouviez défaire tout ce que vous avez fait ? Tout cela est possible. Sans médicaments, sans béquilles, sans matière: simplement votre conscience.

Je vous souhaite de vivre l’élan d’essayer le dé-remplissage de votre vie, avec joie, facilité et gloire !

http://www.annabelleperceval.com/non-classe/comment-redevenir-acteur-de-sa-vie/

11/29/13

Comme dans un mouchoir de poche

Qu’ont en commun Michel Boucher, Séverine Vidal et Pierre Soletti ?

… d’être tous les trois auteurs dans une collection que j’affectionne particulièrement, Mouchoirs de poche, publiée par Motus. De petits formats, les livres ont la particularité d’être imprimés en blanc sur fond noir. Et selon le principe même de la collection, c’est l’écrivain qui illustre lui-même graphiquement son texte. Un défi réussi.

Ces recueils présentent des textes poétiques en prose, plus ou moins courts, qui jouent avec les mots, les différents caractères, les pictogrammes et la mise en page. D’une écriture très spontanée, ces poèmes, faciles à lire, s’accompagnent de dessins stylisés qui laissent la part belle à l’imagination.

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Pour les amoureux des jeux de mots, cet opus est d’une inventivité incroyable, dans lequel l’auteur jongle avec astuce et humour avec les mots.

Michel Boucher - Le Loir est cher !.

Très ludique, au style léger et tout en finesse, cet ouvrage devrait entraîner petits et grands sur les sentiers de la poésie.

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Dans un autre registre, cet ouvrage, hymne à la vie, déclaration d’amour aux éléments.

Pierre Soletti - J'aime.

Plaisants et faciles à lire, les mots évoquent des petites scènes simples que le regard sensible du poète parvient à capter. Les illustrations en noir et blanc, aux lignes pures, sont bien adaptées au texte. Un recueil infiniment esthétique, à la fois dense et léger, sérieux et imprévisible, pour découvrir la beauté des choses simples.

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Ah, ces petites manies…

9782360110445FS

l’auteur les évoque avec humour et tendresse. Les mots, évocateurs, sont soutenus par des illustrations originales : des compositions en fil de fer. Un recueil vivant et bien rythmé qui n’est pas sans nous parler.

09/7/13

C’est Annabelle qui le dit et ça fait du bien !

A l’heure de la « rentrée », il est plus qu’utile de cerner le phénomène de la compensation. Compenser, c’est remplir, à l’instar des talons compensés, qui sont remplis et permettent d’être juchée en hauteur, mais sans l’inconfort ni le péril.

Pourquoi est-ce que la majeure partie de nos habitudes sont des façons de compenser ?

Parce que nous pensons, à notre insu, toute la journée, à tout ce qui nous manque. Pas assez de repos, de calme, d’aliments goûteux et sains, d’air pur à respirer, de soleil, d’argent, d’amour, de réussite, de tendresse, de reconnaissance, de douceur, de joie, d’aisance,  etc.

Alors, comme des machines, nous cherchons une stratégie pour compenser nos manques. Ce n’est pas un fonctionnement conscient, il est automatique.

Allumer une cigarette pour se sentir à l’aise avec les autres ou pour trouver le calme et se concentrer. Boire un deuxième café pour trouver de l’énergie et améliorer ses capacités de mémorisation et de travail. Boire un verre d’alcool pour se détendre ou se sentir joyeux au contact des autres. Manger des sucreries ou des plats trop riches pour se sentir comblé et non plus si seul et abandonné. Acheter une énième paire de bottes pour soulager l’ inquiétude de déplaire, de ne pas trouver sa place. Paraître parfait, répondre toujours présent, « sauver » les autres, pour ne pas ressentir cette angoisse de vide et d’impuissance. Parler beaucoup et à de nombreuses personnes pour gommer, maquiller les zones d’ombres intérieures qui sont les nôtres. Rire et faire rire à tout prix, animer, mettre une bonne ambiance pour s’assurer d’être apprécié et accepté, etc.

La liste est infinie.

Et nous sommes tous tentés de compenser à tout moment.

Pourquoi ?

Parce que notre mental, siège de nos pensées (qui créent nos émotions) évalue toute la journée le« verre à moitié vide », et ce, depuis toujours, comme nos parents et ceux qui nous ont instruits l’ont fait avant nous. Un vrai scanner de tout ce qui n’est « pas assez », du lever jusqu’au coucher. Pas assez intelligent, mince, drôle, généreux, fort, compréhensif, séduisant, intéressant…

Résultat ? Une sensation de honte, de dévalorisation, d’incapacité, de culpabilité qui nous est tellement insupportable que nous l’évitons, la nions et préférons la travestir en « plein », c’est à dire en action: et la compensation joue ici son rôle d’aspirine.

Pourquoi me semble-t-il important d’en parler ?

Parce qu’avant de consommer tel ou tel produit, ou agir de telle ou telle façon, ou répondre, avant de choisir n’importe quel comportement, nous pourrions, pour retrouver notre liberté d’être (et donc notre joie de vivre), identifier quels manques nous tentons de nous cacher et de cacher à autrui. Il ne s’agirait pas seulement d’être honnête avec soi-même (et les autres), dans un but moral, mais bien de se libérer de nos automatismesqui nous retiennent prisonniers, dans l’ombre de la caverne.

Reconnaître nos manques, les accepter, et surtout passer du négatif « il me manque / je n’en ai pas assez » au positif « j’en ai déjà tellement dans ma vie ! merci ! j’en veux encore ! » va nous permettre d’être plus conscients, plus libres et d’attirer à nous tout ce dont nous rêvons. On appelle cela la Loi de l’attraction = j’attire à moi dans ma vie tout ce qui ressemble à ce que je pense. Quand je pense à ce qui me manque en permanence, je vis la précarité, la solitude, l’échec, l’insatisfaction. Quand je pense constamment à tout ce que j’ai la chance de vivre déjà et que j’en éprouve de la gratitude, je vis dans l’abondance dans tous les domaines de ma vie.

 

Annabelle Perceval
Coach-thérapeute & Formatrice
06 67 36 19 37  
09/5/13

“Les histoires d’amour finissent mal, en général”

Diplômée de L’institut d’Études Politiques de Paris, Marie Sellier a exercé le métier de journaliste pendant de nombreuses années avant de se lancer dans l’écriture d’ouvrages pour la jeunesse. Passionnée par l’art sous toutes ses formes, l’auteur aime emmener ses lecteurs à la rencontre des peintres, des sculpteurs et des artistes.

On lui doit notamment Le fils de Picasso (2012) et Mes 10 premiers tableaux et 1 ballon rouge (2013).

Dans son dernier roman, publié encore et toujours chez Nathan,

9782092548134FS

Marie Sellier évoque avec brio un moment clé -et ô combien- dans la vie de Camille Claudel : l’année 1913, où, peu après la mort de son père, sa famille décide de l’interner à l’asile de Ville-Evrard. Elle y restera enfermée sa vie restant, c’est-à-dire 30 ans. “Une mise au tombeau avant l’heure” comme l’écrit l’auteur dans ses notes.

L’écriture sereine et sobre de ce récit qui donne tour à tour la parole à Camille, à Rodin, et aux membres d’une famille créée de toutes pièces, expose ces quelques jours qui conduisirent à ce drame familial.

L’accent est mis sur la paranoïa de Camille, la folie qui l’étreint et la consume à petit feu. Sont également évoquées ses idées avant-gardistes, notamment au sujet de la femme et de son statut dans l’univers artistique alors réservé aux hommes.

Une lecture captivante qui nécessite toutefois une vraie maturité pour apprécier pleinement la psychologie des uns et des autres : l’appétence de Rodin pour les femmes, le côté très conservateur des Claudel…

Une mention particulière pour le style de l’auteur : chaque chapitre se clôt sur un mot ou une idée repris au début du suivant, donnant au lecteur l’impression – fort agréable- de rebondir.